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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 10:00
Voici quelques idées sur un sujet sensible.
C'est déjà un compte-rendu de pratique, avec des pistes : d'autres collègues en gestion mentale partagent ce point de vue.

Je suis parti d'un constat : l'accompagnement habituel gestion mentale que je propose n'est pas efficace avec les enfants adoptés. Que faire ?

Un enfant adopté en échec scolaire ne peut prendre le risque d'affirmer SA gestion mentale.

Il a déjà été rejeté une fois par ses parents biologiques.

Il peut très bien raconter en entretien comment il fait mentalement, même très finements (prenez des notes de ce qu'il dit, c'est très précis !).

Ce n'est donc pas une difficulté à contacter ses évocations ou son intériorité.

C'est une difficulté à se servir de sa façon à lui de penser.

Comment peut-on faire dans ce cas ?...

 

La solution que j'ai choisie et qui marche est la suivante.

On travaille avec lui ET les parents adoptifs en même temps afin que sa différence cognitive soit parlée devant les parents adoptifs et acceptée.

Bien sûr il ne s'agit pas ici de "oui, mon fils, ma fille est différent", il s'agit d'un travail en gestion mentale d'acceptation de la différence cognitive. Comme celui que nous vivons lors de la formation initiale ou d'un entretien familial. Sauf que là c'est vital !

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Published by Frédéric Rava-Reny - dans Applications
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commentaires

laure 09/02/2013 13:54


Oui, je viens de voir cela chez un jeune garçon adopté de 10 ans. Il a été diagnostiqué précoce, et je ne vois pour l'instant aucun des signes mentaux classiques de la précocité.(liens,
fulgurance, sauf peut-être un travail fréquent en P2)...°.Il a nettement privilégié la mémorisation par coeur , et pas du tout la compréhension (les liens). Du coup en maths il est en mode
automatique.


Sur le conseil de Frédéric nous avons fait une séance avec sa maman, et il refusait que sa maman "s'émerveille" sur ce qu'il fait dans sa tête. A la fin de la séance ça allait
mieux.   


j'avais eu une autre expérience avec une petite fille de 7 ans, pour le coup c'était une absence de contact avec ses évocations. Elle disait oui à tout ce que je lui suggérais, et après répétait
au hasard "je vois, je répète j'entends". Je n'ai pas pu aller plus loin. La psycho mot a pris le relais pour justement séparer cette petite fille de sa maman, qui était sa tête.

cecile 07/02/2013 10:48


bonjour, pour ma part j'ai souvent remarqué pour les enfants adoptés (ou ayant une problèmatique de "séparation") des difficultés à tisser les LIENS justement! à s'autoriser à en faire, pas vous?

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