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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 10:00
Nous utilisons souvent le terme d'habitudes évocatives.
 
En relisant l'article de Ram,  « Quiescence et vigilance dans le Taiji Quan », Diogène 4/2002 (n° 200), p. 39-45.
URL :
www.cairn.info/revue-diogene-2002-4-page-39.htm
je rencontre le passage suivant, où l'auteur parle de la pratique du taiji :
« Ceci se traduit dans les faits par l'’éveil de potentialités innées de notre organisation cognitive et non par l’'adoption d’'habitudes mentales. »
 
Cette formulation m'interpelle.
Oui, quand nous utilisons le terme d'habitudes mentales et le fait d'en acquérir de nouvelles, nous taisons qu'elles ne sont pas nouvelles, mais latentes.
Que nous allons éveiller, ou réveiller, une partie endormie, ensommeillée, engourdie de nous-même.
 
Le dialogue pédagogique offre alors les moyens au prince charmant d'éveiller la belle au bois dormant.
 
Comme me l'a dit un jeune sixième à la fin d'un entretien initial, « c'est comme si mon cerveau avait dormi jusqu'à aujourd'hui et qu'aujourd'hui il s'est réveillé. »
 
Pour ceux qui veulent recontacter leurs évocations tactiles, la prochaine journée du 8 mai est faite pour eux !
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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 10:00

Question : le fonctionnement cognitif est-il sensiblement le même dans toutes les disciplines ou au contraire les habitudes mentales s'exercent-elles de manière variable selon le type de tâches effectuées ?

Réponse : Oui, bien sûr, nous allons adopter des façons différentes selon les tâches.
Pour dessiner, je vais peut-être utiliser des images visuelles, tandis que pour jouer de la musique je pourrais utiliser des évocations auditives (exemple simpliste).

Mais le choix de nos évocations selon la tâche à accomplir relève de quelque chose de plus vaste : le fonctionnement cognitif ou le "profil pédagogique" si vous préférez ou encore le style cognitif.
S'il n'y avait aucune constance en nous, nous ne pourrions ni rien découvrir de notre gestion mentale, ni rien utiliser puisque tout changerait tout le temps.
Par exemple, choisir d'évoquer visuellement sur du vu et auditivement sur de l'entendu relève d'un codage en troisième personne, lui-même en lien avec d'autres projets de sens.
Il y a bien une cohérence en la personne. Cette cohérence se manifeste dans un fonctionnement récurrent.

Question : a-t-on des preuves suffisantes pour affimer cette réponse ?
Réponse : La question de la preuve interroge la nature même de la gestion mentale.

Comme elle ne s'appuie pas sur des instruments de mesure, c'est une discipline non scientifique.
Pour autant, nous pouvons mesurer avec certains appareils des modifications chez les personnes qui évoquent (l'onde positive 300 par exemple...).
Nous n'avons pas d'appareil de mesure, alors comment faisons-nous pour savoir que quelque chose est vrai (ou non) en gestion mentale ?...
Il y a bien une théorie validée par la pratique et une pratique validée par la théorie... et surtout des vécus de conscience descriptibles et contactables par tous en suivant les protocoles établis (ceux que nous donnons et faisons vivre en formation ou en entretien par exemple).
Mais si vos critères de validation (qui déterminent la preuve) sont très stricts (très "scientifiques"), alors toute la gestion mentale est du vent comme celui de la philosophie ou de la phénoménologie sur lesquelles elle s'appuie.

Savoir donc si quelque chose est vrai ou non dépend de votre façon de décider ce qui l'est et ce qui ne l'est pas.

Comme nous n'avons pas ces appareils de mesure, cela nous invite à une grande vigilance. Ignorant tout du fonctionnement de l'autre, nous avons à rester vigilant pour ne pas parler à sa place et à rester à la nôtre. Étiquetter quiconque dans un profil pédagogique et le réduire à un fonctionnement non seulement réifie la personne mais déshumanise la gestion mentale, la vidant de son essence même.

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Published by Frédéric Rava
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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 10:00

Le prochain dîner "Gestion mentale pour tous" aura lieu à Nantes le mardi 29 avril prochain.

Pour ceux qui voudraient goûter nos amuse-têtes...

Pour s'inscrire ou se pré-inscrire : 06 05 29 43 05

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 10:00

Bonjour,
Voici des pistes de réflexion sur à quoi sert la GM pour les profs en trois parties :
- interface prof-prof
- interface prof-discipline
- interface prof-élève

INTERFACE PROF-PROF
La GM pour une équipe éducative permet d'avoir une interface de communication.
Quand nous montrons à nos collègues ce qu'un élève sait faire ou non dans notre discipline, nos collègues ont une idée très approximative de ce que cela veut dire. Ils ne sont pas comme nous des spécialistes de notre discipline. Ils ignorent les prolégomènes (en anglais : prérequis) de la tâche. Ils ne voient pas les implications dans l'ensemble cohérent de notre matière.
Quand un professeur de français souligne que tel élève ne sait pas faire les accords grammaticaux, quelle information utile sur l'élève cela nous apporte-t-il dans notre matière ?
Quand un professeur d'arts plastiques rappelle que tel élève dessine excellemment, comment pouvons-nous utiliser cette information ?...
Nous pourrions multiplier les exemples.

Pourtant, chaque activité réussie comme chaque échec délivre des renseignements sur le fonctionnement cognitif de l'élève (sa gestion mentale). Ce fonctionnement cognitif à l’œuvre chez la personne est sensiblement le même dans toutes les disciplines. Le débusquer, le reconnaître, l'identifier, le partager entre collègues peut être un atout précieux pour aider l'élève à sortir le meilleur de lui-même.
Disposer d'une interface de communication permet ainsi de repérer les forces et les faiblesses de chaque élève et de leur proposer une pédagogie adaptée.
Entre collègues, nous pourrons ainsi vraiment parler travail (et pas du travail), et accomplir un travail commun.

INTERFACE PROF-DISCIPLINE
Parce qu'elle permet d'analyser les passages obligés de chaque notion, la gestion mentale offre également une boîte à outils pour repérer les incontournables de la tâche, et les accompagner.
Arrivant à mieux repérer les obstacles pédagogiques, nous offrons à nos élèves la possibilité de les franchir avec plus d'aisance.
Nous pouvons également mieux diversifier nos présentations afin de nous accorder avec une hétérogénéité croissante du public scolaire.

INTERFACE PROF- ÉLèVE
L'objectif de la gestion mentale n'est pas de constituer un savoir égoïste et jaloux chez l'enseignement, un pouvoir supplémentaire d'oppression sur l'apprenant. Au contraire il est de responsabiliser l'apprenant en lui montrant avec toujours plus d'acuité et de rigueur la nature exacte du travail à accomplir.
La gestion mentale permet ainsi d'offrir à l'enseignant et à ses élèves des définitions opératoires de comment être attentif, comment mémoriser, comment comprendre, comment comprendre et comment imaginer (les cinq gestes de base de l'apprentissage).
Quel enseignant saurait de façon intelligible pour un élève expliquer cela ?...
Bien sûr, au départ, au début, en tant qu'enseignant, nous imaginons que la GM va faire que tous les élèves auront 20... Je l'ai cru aussi. Et puis les élèves sont ce qu'ils sont. Comme ils me le dirent alors : nous, avoir la moyenne, ça nous va très bien. Quelle désillusion ! Mais quelle leçon d'humilité, qui répond aussi aux objections faites à la GM : tout le monde ne peut pas être bon en tout : si ! mais tous n'en ont ni envie, ni besoin.
Par contre, ce que j'ai pu observé depuis lors, c'est que tous les élèves qui veulent progresser ont pu progresser jusqu'où ils le désirent (traduisez, jusqu'où ils souhaitent fournir des efforts). Et cela ne m'est possible que parce que d'une part j'ai identifié ce que chaque notion de ma discipline demande à être pensé, sous quelle forme, et d'autre part que je peux identifier pour chaque élève comment il pense et la façon dont il aurait besoin de penser (la gestion mentale nécessaire) pour arriver à s'approprier la notion à acquérir.
Même si l'élève ne fournira pas l'effort nécessaire pour y arriver, il en sera reconnaissant à son professeur d'avoir fait cet effort de lui indiquer un vrai chemin de progression que lui seul peut parcourir.
Car derrière, nous pensons sincèrement que tout être humain, donc tout élève, est capable de réussir ce que nous lui demandons de faire.

Qu'en pensez-vous ?...

Frédéric Rava-Reny

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 10:00

J'avais écrit un article sur un épisode du dessin animé Naruto Shippuden. Mais comme peu y ont eu accès, le revoici un peu modifié.


Dans un épisode, afin de devenir plus fort, le héros adolescent Naruto doit se synchroniser avec un crapaud.
Le crapaud fait une danse. Naruto pense qu'il faut faire les mêmes mouvements. Comme il trouve ça idiot, il refuse.
Plus tard il comprend que bien plus qu'une imitation, il faut surtout ressentir l'intention qui anime l'autre, ou au moins le ressenti corporel que la posture ou le mouvement engendre.

Voilà sans doute ce qui manque à ceux qui, en dialogue, se contentent de copier l'attitude corporelle de l'autre.
Seulement, copier les mouvements de l'autre sans en sentir le sens, en français, cela s'appelle singer.
Nous risquons perdre alors notre authenticité. Au risque de ne plus pouvoir susciter ou contacter celle de l'autre. Or l'authenticité est vitale pour la qualité du dialogue.

Si nous ne contactons pas le mouvement par le biais du ressenti corporel, nous pouvons toujours utiliser les évocations habituelles.
Nous pouvons observer comment l'autre se positionne corporellement : comment il se tient, comment il s'assoit, etc.
Nous pouvons observer si nous avons adopté spontanément la même posture ou non.
Si ce n'est pas le cas, quel obstacle en nous a empêché l'isopraxie, cette capacité naturelle du corps à adopter la posture de l'autre, un mimétisme géré par le complexe reptilien ?

Identifier l'obstacle permet de découvrir des informations sur nous-même, et mieux se connaître aide les autres à le faire également.

*******************

Quant à ceux qui souhaitent connaître davantage le ressenti corporel, le printemps de la gestion mentale est fait pour eux !

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 10:00

Tout est possible,
rien n'est impossible.

Léonard de Vinci fut un grand inventeur.
On a écrit tout et n'importe quoi sur cet homme de la Renaissance italienne.
Par exemple qu'étant peu allé à l'école, il s'était autorisé à écrire de droite à gauche en miroir.
Sans savoir si cette raison est exacte (j'en doute), je trouve l'idée intéressante.

L'école en nous livrant des codes nous renseigne sur ce qui n'est pas permis, ce qui n'est pas autorisé, ce que l'on n'a pas le droit de faire, d'où ce qui est infaisable et ce qui est impossible. Glissement de sens de la convention sociale (ceci est permis ou non) vers l'impossibilité.

En gardant à l'esprit que tout est possible, nous gardons un grand pouvoir d'inventivité.
Si Léonard de Vinci avait bien écouté ses maîtres d'école, il aurait su que l'homme ne pouvait pas voler... et que ce n'était même pas la peine de chercher à voler.
Mais en gardant cette idée comme possible, il chercha à la réaliser (et y réussit... tout au moins si on réalise ses machines selon ses instructions, elles volent).

Et si Léonard avait tout réussi car il croyait tout possible ?...

Mais il ne s'est pas contenté de mener des rêveries sur ce qu'il est possible de faire. Il chercha également les moyens de rendre possible ses rêves.
Que fit-il ? Il étudia. Les lois.
Quelles lois ?
Celles des choses, de la nature, celles auxquelles on ne peut se soustraire mais dont on peut se servir en y obéissant (selon la citation d'un autre homme de la Renaissance, Francis Bacon).

Pour mieux dessiner, Léonard chercha donc la structure cachée des corps humains : l'anatomie.
Et disséqua donc des cadavres humains.
Mais cela n'était pas permis. Il allait donc étudier la nuit, dans le secret. Au risque de se faire arrêter... et condamner, peut-être à mort.
Sa profonde connaissance de l'anatomie lui permit de toujours mieux dessiner...

Léonard savait donc que si tout n'était pas permis par la société, tout était possible, et qu'un travail acharné permet de découvrir la nature secrète des choses.

© F.C. Rava-Reny, 10/05/2009

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Published by Frédéric Rava - dans IMAGINATION CRÉATRICE P2
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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 16:39

Comme certains m'ont demandé l'article où on apprend que les bébés peuvent reconnaître un objet sans l'avoir jamais vu avant mais juste touché, le voici :

Les nouveau-nés humains voient avec leur main
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/192.htm?debut=1338

 

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 10:00

Pour illustrer la distinction entre P2 et P1, imaginons deux touristes. L'un prend les paysages, les scènes concrètes (P1). L'autre prend seulement en gros plan les panneaux indicateurs avec le nom des villes visitées (P2). Le piège, c'est quand on croit que les noms remplacent les choses et les êtres qu'ils désignent. Mais chacun prend les photos de vacances qu'il veut...

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Published by Frédéric Rava
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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 10:00

Le concept d'espace-temps est travaillé dans une formation du même nom. Pour l'illustrer, voici une liste d'exemples d'objets et de procès, dans des domaines divers.

domaine ESPACE TEMPS

Langage

(six natures)

objet procès
Phénomène acteur ou actant action
Mouvement fixe mobile
  statique dynamique
  simultané successif
Grammaire groupe sujet groupe verbal
  nature fonction
Linguistique thème prédicat
  nom verbe
  verbe d'état verbe d'action
  nom d'objet, substantif nom d'action
  mot écrit mot prononcé
mot lettres ordre des lettres
Scription main qui tient la feuille main qui écrit sur la feuille
Langue écrite, orale lexique, vocabulaire syntaxe, grammaire
Jeu matériel (pions) règle du jeu
Maths géométrie algèbre
algèbre nombres opérateurs
nombre chiffres ordre des chiffres
opérateur addition multiplication
  addition soustraction
  multiplication division
géométrie figures théorèmes
Histoire-Géographie géographie histoire
carte de géographie littoral fleuves
Musique

accord plaqué

(accord)

accord arpégé

(mélodie)

Physique-chimie physique chimie
électricité tension intensité
  circuit en parallèle circuit en série
chimie réactifs, produits transformation
SVT géologie biologie
  anatomie physiologie
  squelette muscles
MTC, énergétique chinoise yin yang
  structure énergie
geste mental action projet
nom de lien logique appartenance attribution
Rubik's cube cubes sommets cubes arêtes
Direction vertical horizontal

 

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Published by Frédéric Rava-Reny - dans Espace-Temps
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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 10:00

Gustav Malher (1860 - 1911), grand compositeur, s'insurgeait contre ceux qui s'abandonnaient à la tradition pour ne pas penser, qui se réfugient en elle pour éviter de réfléchir. Il précisait donc :

« Respecter la tradition, c'est nourrir la flamme, pas vénérer les cendres. »

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