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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 07:00

Nathalie enseigne dans le Sud de la France. Suite à une formation avec IFeP, où nous avions abordé la difficulté à faire apprendre les leçons aux jeunes, elle nous écrit : « j'ai essayé d'expliquer différemment aux élèves de première pourquoi ça me tenait à cœur.
L'activité a bien fonctionné alors j''avais envie de partager ! J'ai écrit un petit texte.
Ce n'est rien d'extraordinaire, juste quelques idées... »
Très bonne initiative ! Le blog est ouvert !

Comment faire pour que les élèves apprennent leurs leçons !!!

 

Nous voilà partis en croisade, à grand renfort d'interrogations-surprises, de questions de cours, d'exhortation au travail, d'explications, d'argumentations sur l’intérêt de savoir ses leçons.

Rien n'est vraiment efficace, aux mieux, certains se résignent et s'y mettent.

Il semble que nos bambins en restent à la loi (au P2), la loi, mais sans rime ni raison.

Et au fond, pourquoi s'embêter :
- apprendre les tables de multiplication ? accessibles tout de suite avec la calculatrice (d'ailleurs même certains adultes confirment n'y voir aucun intérêt) ;
- les formules de physique, elle sont données dans les sujets du bac ;
- les cours , disponibles en ligne avec des animations en plus !

Alors comment donner du sens à ce geste de mémorisation, supprimer l'arbitraire, offrir une piste de réflexion à nos chers têtes brunes ? [Oui, on est dans le Sud, ndlr]
 

Avez vous déjà joué aux échecs ?

Au hasard d'un début de cour, Christophe Marc et Antoine se dévouent. Christophe et Marc sont des joueurs d'échec, Antoine non. La consigne est simple. Marc et Antoine doivent jouer l'un contre l'autre sans se parler.
Christophe est éloigné du groupe et sert de ressource à Antoine. Il doit lui donner toutes les explications dont il a besoin pour jouer.
À peine installé, premier écueil pour notre débutant, positionner les pièces sur l'échiquier.
L'aide de Christophe est requise. Tant bien que mal, c'est fait.
Le jeux est laborieux, ponctué d'attentes pendant lesquelles Antoine récupère les informations dont il a besoin auprès de Christophe.

Les élèves autour trouvent le temps long et s'interrogent sur cette activité en cours de sciences.
 

Voici venu le temps du debriefing.
Cette activité ? Une métaphore.
Christophe joue le rôle du classeur avec toutes les connaissances.
Marc est un élève qui a mémorisé son cours (connaissances à l'intérieur).
Antoine lui n'apprend pas ses leçons (connaissances à l'extérieur).

Marc est à l'aise, rapide, il peut élaborer une stratégie, créer des liens logiques dans ses actions.
Antoine lui réussit à jouer certes, mais il n'a aucune chance de gagner, il est lent, maladroit, incapable de prévoir ou d'anticiper. Il n'a aucune liberté car il dépend entièrement de Christophe. Il ne peut ni communiquer, ni échanger sur ce sujet avec d'autres personnes et ne prend pas de plaisir dans le jeu.

Alors oui, je vous l'accorde, même si apprendre est un besoin pour l'Homme, il ne faut pas se mentir, ça nécessite des efforts.

Rappelez-vous, pour marcher, lire, pour chaque jeu appris, pour chaque sport pratiqué, les débuts sont toujours laborieux, mais le résultat n'en vaut il pas la chandelle ?

Alors vous voulez jouer aux échecs ?

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 07:00

Respecter les règles, quand on est créatif, c'est compliqué. Pourquoi ? Parce que créer, c'est créer du neuf, et pour cela il faut briser le vieux que représente les règles.
Pas forcément en les détournant, mais au moins en les prolongeant ou en les combinant avec d'autres éléments.
Mais rester dans les clous, quelle plaie !
Alors comment peut-on faciliter l'assimilation des règles, nécessaires à toute vie en groupe ?
Une façon de procéder est de faire jouer la créativité.
Comment ? En proposant de découvrir ou d'inventer les raisons de la loi.
Par exemple, en posant la question :
« D'après toi, pourquoi a-t-on fait cette règle ? »
ou
« D'après toi, quelle situation a bien pu nous obliger à adopter ce règlement ? »
Nous pouvons aussi faire jouer le détournement :
« D'après toi, que se passerait-il si on ne respectait pas cette loi ? »
Un point essentiel est de demander à l'autre son point de vue par cette formulation :
« D'après toi... »
afin de ne pas laisser la loi comme étrangère, de la familiariser en trouvant des situations à créer avec.

 

Pour ceux qui veulent avoir un éclairage technique...
Le geste d'imagination brise la règle, du P2, pour créer du neuf, du P4, tandis que le geste de réflexion la respecte en s'appuyant sur du P2. Ces deux gestes sont antagonistes, d'où la difficulté des personnes qui affectionnent l'imagination à suivre lois et règlements (P2). Au lieu de laisser ces deux gestes s'affronter, nous pouvons les faire travailler ensemble afin de forger une loi (P2) éclairée par les lueurs de la créativité. Nous allons utiliser :
- l'une ou les deux modalités de l'imagination : la découverte, modalité réceptive, ou l'invention, modalité active ;
- la thèse du P4, l'antithèse du P4 et/ou la synthèse du P4 ;
- la technique du dialogue pédagogique avec l'invite « D'après toi... »

 

Pour ceux qui veulent savoir quand ces notions sont traités en formation
Les deux modalités de l'imagination sont vus dans les formations suivantes : « Connaître les gestes mentaux de base » (GM5), « Animer la classe en gestion mentale »(ANI) ;
Les trois aspects du P4 sont vus : dans les mêmes formations que précédemment pour les nouvelles sessions, et pour les anciens stagiaires dans les journées d'harmonisation (HAR), « Pratiquer le dialogue » (PRA)...
La technique du dialogue pédagogique est vu pour les parents dans la formation « Accompagner les devoirs » (ACC), pour les enseignants dans « Animer la classe » (ANI), pour tous dans « Animer les dialogue pédagogique » (ADP).

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 10:00

Vous aimeriez lire davantage de témoignages de parents, d'enseignants ou d'autres professionnels formés en "gestion mentale" ?...
Vous aimeriez partager votre expérience, aussi modeste soit-elle, afin d'en faire profiter d'autres ?...
Nous avons pensé à vous !

En plus du millier de personnes formées dont vous faites peut-être partie et pour lesquelles nous avons créé ce blog et organisons les formations et autres événements réguliers, votre association IFeP anime un réseau d'une centaine d'enseignants en France et en Italie (sans oublier nos amis en République Tchèque, en Suisse, en Belgique, au Canada, aux USA, en Turquie, en Chine...).

Nous avons donc sans doute des petites expériences à partager...

Alors n'hésitez plus ! Envoyez-nous des articles !...

Comment publier des articles sur le blog ?... Huit ou neuf étapes

1. Envoyez-nous un mail via http://gestionmentale.net/contacts/ en nous demandant de participer au blog.

2. Attendez notre réponse ! (nous vous demanderons surtout votre parcours en "gestion mentale"... cela fait 18 ans que nous faisons de la "gestion mentale" donc pour certains d'entre vous, cela fait un moment que nous n'avons pas eu de vos nouvelles !...)

3. Créez un compte overblog : c'est gratuit !

4. Une fois votre compte overblog créé, envoyez-nous le mail que vous avez utilisé pour créer ce compte.

5. Nous vous inscrivons comme "contributeur". Vous pouvez alors écrire des articles. Comment ?... C'est la suite...

6. Connectez-vous à votre compte overblog. Choisissez, en haut à gauche, sur quel blog vous souhaitez écrire (gestionmentale.info).

6. Écrivez l'article.

7. Cliquez sur le bouton "Soumettre" (à droite)

8. Attendre une réponse de l'administrateur...

9. Si vous manquez d'humour (chose hélas très fréquente en "gestion mentale") ou avez une trop haute estime de vous-même (idem), et que malheureusement votre article n'est pas publié comme vous le souhaiteriez, envoyez-nous un mail d'insultes et dénoncez notre aveuglement et notre sectarisme sur votre page FaceBook, Twitter & Co (bien sûr ce point 9 est de l'humour... ou pas !)

 

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Published by Frédéric Rava - dans Dialogue Formations formateur
11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 08:00

Accompagner les devoirs, ou comment passer de la corvée à un moment d'échanges ©, est le titre d'une de nos formations (la prochaine à Bordeaux dimanche prochain).
Cette journée offre clés en mains à la fois des recettes et un état d'esprit. Elle est le fruit d'un long travail de recherches de dizaines d'années de pratique. Elle illustre ce qu'est la "gestion mentale" ou la connaissance des gestes mentaux en conscience : une discipline entre le développement personnel (avec l'objectif de quiescence) et la méthodologie (avec des techniques efficaces pour s'adapter aux exigences scolaires puis sociales).
Dans cette journée, les parents trouveront à la fois des "recettes", utilisables de suite, et dont le succès est avéré, et aussi un état d'esprit qui transforme le temps des devoirs en un temps d'échanges, si précieux dans la vie familiale. Les enseignants et autres professionnels de l'éducation trouveront une méthodologie dont ils ignorent hélas souvent presque tout et aussi la possibilité de nouer de nouvelles relations avec leurs élèves ou les personnes qu'ils accompagnent.
Toutes les autres personnes intéressées par la "gestion mentale", comme les orthophonistes, les psy, les coachs non scolaires... trouveront en une journée l'essence du "dialogue pédagogique", LA technique centrale de la discipline.

Cette formation est aussi ouverte aux personnes ayant suivi notre formation de formateurs et praticiens, car ils peuvent l'animer après l'avoir suivi comme stagiaire puis animée sous supervision.
Notre objectif demeure toujours de promouvoir le plaisir d'apprendre, nous avons besoin de tous et de chacun !

Alors à bientôt dans nos formations...

(nous vous accueillons toujours au 06 05 29 43 05)

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Published by Frédéric Rava - dans parents Méthodologie Dialogue Formations Devoirs
15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 11:00

- Gestion mentale, vous avez dit "gestion mentale" ?
- Eh oui. Parfois on porte le nom qu'on a choisi pour vous...
- Comment ça ?
- Eh bien ce nom ne vient pas de nous, mais de l'éducation nationale.
- Ah bon ?
- Oui, nous parlions à l'origine de "geste mental", et pas de "gestion mentale".
- Comment ça ?
- Eh bien lorsque vous pensez, vous ressentez sans doute votre pensée comme étant en mouvement.
- En effet.
- Et, au moins à certains moments, vous pouvez diriger votre pensée, par exemple en pensant volontairement à quelque chose.
- Oui, bien sûr.
- Un mouvement dirigé, c'est un geste. Et comme c'est dans la tête, c'est un "geste mental".
- L'expression est de La Garanderie ?
- Oui, mais il l'a prise chez Alfred Binet, un grand explorateur de l'intelligence du début du vingtième siècle.
- Et qu'est-ce que ça change de savoir qu'il y a des gestes mentaux.
- On peut apprendre un geste physique, comme la marche, l'escalade, le jeu d'un instrument de musique, non ?
- Oui.
- C'est la même chose pour un geste mental.
- D'accord, mais un geste physique je vois ce que c'est, alors qu'un geste mental, c'est quoi en clair ?
- C'est par exemple être attentif, réfléchir, comprendre, mémoriser, imaginer, les cinq gestes de bases dont tous les autres dont des combinaisons.
- Donc on peut apprendre à mémoriser ?
- Oui, on peut dire ça comme ça, même si en fait vous savez déjà mémoriser : on va simplement amplifier le mouvement naturel de la pensée, l'accompagner, l'amplifier.
L'idée est de restaurer la mobilité de pensée.
- Et cela sert à quelque chose ?
- Oui, d'un point de vue pratiquer, à augmenter l'efficacité de sa mémoire, de sa compréhension, de son attention... par exemple.
D'une façon plus générale, cela permet aussi de contacter la quiescence.
- La quiescence ?... C'est quoi ?
- La quiescence est la qualité non-inquiète (quiet) de la conscience. Accomplir les gestes mentaux de façon déliée apporte un apaisement de la conscience.
- Comment cela est-il possible ?
- Ne pas savoir ce qui vous permet de réussir quelque chose, comme mémoriser, comprendre, réfléchir, imaginer, vous laisse à la merci de votre ignorance, d'où une certaine forme d'inquiétude en arrière-plan : aujourd'hui ça marche, mais demain ? Vous croyez que cela est due à une chance qui pourrait vous abandonner.
Savoir comment vous mémoriser, prêter attention, etc., vous permet de pouvoir le faire quand vous le souhaitez. Cela apporte une sécurité, donc une sérénité.
C'est une façon d'expliquer parmi d'autres.
- Parce qu'il y en a plusieurs ?
- Oui, il y a toujours plusieurs façons, c'est ce que nous montrons : la diversité des chemins.
- Combien y en a-t-il ?
- Si on devait les compter, on en trouverait des milliers, et plus encore !
- Hou la, cela a l'air compliqué alors.
- Oui et non. Avec dix chiffres, de zéro à neuf, on peut écrire des milliers de nombres, et avec les vingt-six lettres de l'alphabet, des milliers de mots. Ici, c'est pareil.
Le nombre d'éléments de base est limité : il y a les cinq gestes par exemple, mais leur combinaison est immense.
- Seulement cinq éléments de base alors ?
- Non, j'en ai trouvé 32.
- 32, mais combien de temps faut-il pour tout voir ?
- Déjà, dans les deux premiers jours de formation, "Découvrir sa gestion mentale", j'en montre dix. Les autres notions sont montrées par la suite.
- Ça c'est en formation, mais si on veut travailler seul, comme pour un élève au lycée, au collège... ?
- Pour les jeunes, il y a aussi des stages, en groupe, et quand on travaille en individuel, il y a des entretiens, comme pour les adultes d'ailleurs.
- Et en individuel, combien de temps ?
- Je peux montrer les 32 éléments de base en dix minutes, mais pour les expliquer, il faut un peu plus de temps. En général, six heures, la durée d'un bilan standard de gestion mentale, suffisent pour les montrer de façon opérationnelle.

Interview de Frédéric Rava-Reny

© Frédéric Rava, 2016 - Tous droits réservés

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Published by Frédéric Rava-Reny - dans Accompagner Dialogue gestes mentaux Formations Hétérogénéité Motivation
14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 09:00

Pourquoi ne pas écrire comme on parle ? À quoi sert donc la ponctuation, ou plus généralement la typographie ? À quoi bon ces virgules, ces points-virgules, ces tirets ? Ne serait-on pas plus efficace sans tout cet héritage un peu poussiéreux ?...

Bien sûr, il y a les raisons avancées par les enseignants de langues : ajouter de la précision, éviter des confusions, avec parfois des anecdotes (P1) où parfois certains perdent la vie faute d'une virgule bien placée.

Mais si nous cherchons un sens plus général, nous pouvons trouver d'autres raisons utiles à la typographie. Elle sert à distinguer la langue écrite de la langue orale. Et alors, est-ce utile ? Confondre les deux, c'est comme confondre la peinture et la musique, mais surtout confondre le permanent et l'éphémère. Si nous prenons quelque chose de durable pour quelque chose de jetable, nous allons le jeter au lieu de le garder : nous allons donc gaspiller.

Pire. Confondre quelque chose d'éphémère avec quelque chose de permanent nous rend capricieux. Pourquoi ? Parce que nous croyons que les personnes ou les choses doivent être en permanence à notre disposition, toujours prêtes pour nous, alors que cela n'est vrai que dans un temps précis.

En nous aidant à dissocier la langue écrite de la langue orale, en établissant une distinction entre la façon d'écrire les choses et la façon de les dire, la typographie nous invite à distinguer l'immobilité (de l'écriture) de la mobilité (de la parole), à dynamiser la pensée. Nous vivions la ponctuation comme un héritage scolaire alors que malgré ses vieux habits, elle nous invite à un renouvellement perpétuel par le jeu de l'alternance entre écrit et oral (je dis cela mais j'écris comme ceci).
À y regarder de plus près, ce n'est pas cet héritage qui est poussiéreux, c'était notre esprit engourdi que nous avions privé de mouvement.

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 10:15

Être attentif, cela n'existe pas, ce qui existe, c'est être attentif à quelque chose. Être attentif nécessite un contact sensoriel (à la chose avec laquelle nous allons être attentive/attentif), une évocation (un souvenir), et une direction de pensée (le projet, l'intentionnalité).

Être attentif à quelque chose, c'est y penser. C'est donc faire le plein, intérieurement, de cette chose. Rechercher à faire le vide intérieur pour accueillir la nouveauté est donc inefficace. Être attentif, c'est se remplir et non se vider. Nous changeons tout simplement de pensée.

De la même façon que le geste mental et le geste physique se font écho, le corps et l'esprit sont des métaphores de l'un et de l'autre. Observons comment nous faisons pour chasser le goût de quelque chose. Par exemple, nous mangeons des fraises mûres. Et nous tombons soudain, en la goûtant, sur une fraise un peu pourrie. Que faisons-nous ? Nous la crachons, et puis ? Nous pouvons nous rincer la boucher avec de l'eau. Et si nous n'en avons pas ?... Nous en mangeons une autre pour chasser le goût de la dernière et en contacter un nouveau. Il n'est donc pas nécessaire de faire le vide, faire le plein d'une nouveauté suffit.

Que faisaient les acteurs après avoir subi le fort éclairage de la scène ? Ils se mettaient dans une pièce tapissée de vert, couleur qui repose les yeux. Visiblement, ce serait plus efficace que de garder les yeux fermés. Au lieu de faire le vide (ne plus voir), ils faisaient le plein d'autre chose (la couleur verte).

Que faisons-nous dans un sport où nous pouvons tomber (le cheval, le ski...) lorsque nous chutons ? Nous recommençons le plus rapidement possible. Pour éviter que le goût de la chute subsiste en nous. Pourquoi ? Car penser à rien n'est pas possible, nous continuons de penser avec l'expérience disponible. Si c'est celle d'un échec, nous risquons de le ressasser. Et de nous y enfermer.

Aussi, et c'est là une pratique pour garder la motivation, lorsque nous vivons un échec, il est important de vivre le plus rapidement possible un succès dans le même domaine ou un domaine le plus proche possible. Autrement nous risquons de garder l'échec en tête et mettre en échec notre motivation.

Puisque nous pensons forcément à quelque chose, faisons en sorte que ce quelque chose nous apporte joie et réconfort.

Devrions-nous alors bannir toute pensée de situations échouées ?... Ce serait excessif. Nous pouvons réfléchir dessus en recherchant comment nous pourrions faire, lorsque l'occasion se présentera de nouveau, pour réussir. Nous apprenons ainsi de nos erreurs (elles sont d'ailleurs indispensables pour apprendre) en trouvant le moyen de les éviter et celui de réussir.

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Published by Frédéric Rava - dans Motivation
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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 10:04

J'anime des dialogues individuels ou en petits groupes, qui permettent à chaque jeune de découvrir comment apprivoiser leur cerveau. Cela donne l'occasion d'illustrer les 37 concepts-clés de la gestion mentale.

Par exemple, suite à un entretien, je demande à un jeune s'il a une préférence entre écouter ou regarder pour comprendre. Sa réponse illustre le codage en première personne : « Pour comprendre, je préfère écouter car je peux imaginer moi, pas avec les images des autres. »

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Published by Frédéric Rava - dans codage en première personne
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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 10:25

J'anime des dialogues individuels ou en petits groupes, qui permettent à chaque jeune de découvrir comment apprivoiser leur cerveau. Cela donne l'occasion d'illustrer les 37 concepts-clés de la gestion mentale.

Par exemple pour un jeune, l'espace, « c'est un morceau de vide qui va se remplir. »

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Published by Frédéric Rava - dans Espace-Temps
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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 10:03

Au-delà de la synthèse : les quatre paramètres

Pour comprendre quelque chose, cela nous aide de savoir ce que c'est et ce que cela n'est pas, de disposer d'exemples et de contre-exemples. C'est le stade de la thèse et de l'antithèse.
Nous pouvons rester sur une vision binaire, dichotomique.
Le piège est de croire qu'il y a les gentils d'un côté et les méchants de l'autre, le bien et le mal, la vérité et le mensonge. Cela nous apporte certes un réconfort psychologique (nous sommes toujours du bon côté et nos ennemis du mauvais), un critère de choix face à l'action (car il faut faire ou s'abstenir, mais pas tergiverser), mais nous prive d'une subtilité utile face aux situations de l'existence.

Nous pouvons alors franchir une étape décisive dans notre évolution : élaborer une synthèse entre la thèse et l'antithèse, réaliser que le monde ne se résume pas à "blanc" ou "noir" mais qu'il y a des nuances. Nous faisons dialoguer le "oui" de la thèse et le "non" de l'antithèse pour faire émerger un "peut-être" de la synthèse : nous établissons ce qui se nomme une relation dialectique.

La dialectique permet de faire exister ensemble ce qui semble contradictoire. C'est une innovation majeure dans la pensée humaine.

Mais nous pouvons prolonger cette trilogie thèse-antithèse-synthèse par une tétralogie, illustrée en gestion mentale par les quatre paramètres (tétralogie, du grec -logie : parole qui apporte une information, et tétra : quatre).

Pour arriver d'un désaccord premier entre deux personnes, l'une défendant une thèse et l'autre son contraire, l'antithèse, à un accord, nous pouvons utiliser la synthèse qui montre dans quelles circonstances (où, quand...) chacune des positions des protagonistes est valable. Nous pouvons même aller au-delà de la synthèse pour arriver aux quatre paramètres.

Nous pouvons alors montrer que chaque personne appuie sa façon de voir le sujet sur :

- du concret (paramètre 1), qui peut s'illustrer de trois façons différentes ;
- ou une convention (paramètre 2), qui peut s'illustrer de deux façons différentes ;
- ou une logique (paramètre 3), qui peut s'illustrer de dix façons différentes ;

- ou une opération élaborée (paramètre 4, métaphore, humour, lien personnel), qui peut s'illustrer de trois façons différentes.

Il devient alors plus facile d'atteindre une harmonie des différents points de vues lorsque l'on comprend que chacun correspond à un point de vue (P1, P2, P3, P4) visible d'une porte différente (P1, P2, P3, P4) ouverte sur le monde.

Ces quatre paramètres sont une étape supplémentaire dans le cheminement qui part de la dualité thèse-antithèse et qui arrive à la trilogie thèse-antithèse-synthèse. L'étape suivante est la découverte des cinq gestes mentaux de base qui apporte des subtilités supplémentaires.

Ceux qui résument la "gestion mentale" à la dualité visuel-auditif ne sont donc même pas aller jusqu'au stade de la synthèse (une compétence pourtant exigée au niveau lycée...), n'ont rien compris aux paramètres ou aux gestes. Mais il faut bien qu'ils s'occupent...

Frédéric Rava

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