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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 10:00

Préparer un contrôle, une question : que peut-on me demander ? / que va-t-on me demander ?

Pour le savoir, je regarde les exercices déjà faits. Je consulte le programme (quelque part dans le livre).

Je travaille sur ce que je dois savoir. À chaque fois que j'apprends une définition, je cherche aussi un exemple (et un contre-exemple).

 

Pour la leçon sur la Grèce antique, je regarde si je sais répondre à ce que le programme me dit de savoir. Je mets en relation ce que je sais déjà et ce que l'on me demande de savoir.

Pour naissance d'une culture il y a les poèmes homériques.

Pour naissance d'une organisation politique il y a la cité.

Pour naissance de croyances il y a la mythologie.

 

À partir de ces trois axes, je peux réorganiser toutes mes connaissances et me préparer au contrôle.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 10:00

Nous avions déjà parlé d'Horace Lecoq de Boisbaudran, qui proposait de développer la mémoire picturesque afin de peindre d'après ses évocations.

Dans la rubrique "la gestion mentale avant la gestion mentale", il y a à signaler également de Georges Saint-Paul (1870-1937), Le langage intérieur et les paraphasies : la fonction endophasique , publié en 1904, où on parle de visuelisme et de verbalisme (par exemple), et consultable en ligne à : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5463014k

De quoi intéresser les curieux...

Si vous trouvez des formulations identiques à celles d'Antoine de La Garanderie, merci de les noter et de les partager avec nous !

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 20:24

[suite de l'article Mémoriser : se préparer à la rencontre ]

Un point important : c'est la personne qui mémorise qui choisit elle-même sa façon (de mémoriser - tant que ça marche...).

En clair, si la personne utilise des symboles pour mémoriser, ce doit être ses symboles, ceux qu'elle a choisis.

Nous pouvons l'accompagner dans ses choix afin de les rendre cohérents :

- à la fois avec la personne elle-même et

- à la fois cohérent avec l'objet/l'objectif que le symbole représente.

(c'est la double allégeance à soi et à l'objet du geste de compréhension)

 

Dans son cours de SVT, pour indiquer s'il s'agit du niveau macroscopique,  cellulaire ou humain, Sanzio avait choisi des symboles plutôt que des couleurs ou des lettres.

Il faut que ces symboles soient traçables rapidement et reconnaissables aisément.

La question était donc : "Et ça tu peux le dessiner rapidement sur ta copie pendant ton cours ? Tu peux le tracer facilement ?". Et l'autre : "Et quand tu vas le relire, tu vas le reconnaître de suite ou bien il faudra du temps ?....".

Et aussi : "Est-ce que ce symbole peut te faire penser à autre chose que ce que tu veux penser ?..." avec "Tu peux t'aider de ce que tu sais et de ce qu'il y a dans ton cours pour choisir quelque choses d'approprié.".

Il y eut donc quelques essais.

Au final, Sanzio a adopté des symboles simples.

Pour le niveau moléculaire : une molécule d'ADN représentée par deux S croisés.

Pour le niveau cellulaire : une patate avec un rond au milieu pour représenter une cellule.

Pour le niveau macroscopique : un bonhomme ou selon les cours le schéma de l'organe concerné (poumons, foie, etc.).

En un ou deux coups de crayon, le symbole peut être tracé, dans la marge par exemple.

 

Bien sûr, cela donne une grille de lecture du cours, et offre aussi la possibilité d'aller voir le professeur et lui demander si ce que l'on a fait est bien exact.

 

Il y a donc bien plus dans le travail de mémorisation qu'apprendre sa leçon "par coeur"...

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 00:00

Comment évoquer que le numérateur est en haut dans une fraction ?...

Voici une évocation en P4 d'un jeune collégien : le numérateur, c'est le nuage de la fraction, il est en haut.

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 16:27

Encore de l'eau au moulin pour le niveau objet de l'échelle de compréhension :

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/70230.htm

ou comment matérialiser les idées par des objets peut servir... à bien des choses.

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Published by F.C. Rava-Reny - dans Applications
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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 17:00

Pour entrer en contact avec le monde extérieur, nous utilisons nos sens, mais aussi le langage.

Le langage nous sert de filtre, d'interface, entre notre monde intérieur (notre pensée) et le monde extérieur.

 

Vous savez ce que c'est qu'un pixel ?... C'est le plus petit carré sur un écran. Ou sur une photo.

Plus il y a de pixels, plus la résolution est fine et votre image est nette.

Moins il y a de pixels et plus votre image est floue et imprécise.

 

Chaque mot de vocabulaire est comme un pixel.

Si nous avons peu de vocabulaire, notre pensée est imprécise : nous voyons le monde de façon très floue, très grossière. Comme si on prenait une photo du monde avec peu de pixels.

Plus nous avons un vocabulaire étendu, plus la résolution de notre pensée est fine : nous pouvons voir le monde aussi nettement que nous le souhaitons (pas obligé de le faire à chaque fois, mais si on veut, on peut !).

 

Chacun est libre de prendre des photos très floues...

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Published by Frédéric Rava-Reny - dans Langues
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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 18:30

Sanzio étudie en 1ère S. En SVT, il y a un type de contrôle avec trois documents, chacun donnant des informations sur un niveau différent. Le premier parle du niveau macroscopique, ou humain : ce que l'on peut voir avec nos yeux. Le second parle du niveau cellulaire, que l'on peut voir avoir un microscope. Le troisième parle du niveau moléculaire (ADN par exemple).

Le but du contrôle est de faire le lien entre ces trois niveaux, de montrer comment ce qui se passe au niveau moléculaire affecte le niveau cellulaire, qui lui-même influera le niveau macroscopique.

Le souci de Sanzio est qu'il n'arrive pas à garder présent à l'esprit les trois documents.

Il a donc choisi de répondre avec seulement le document n°1 qui parle du niveau macroscopique.

Même s'il raisonne correctement, cela ne lui permet pas d'atteindre la moyenne.

Comment pourrait-il faire pour mémoriser les trois documents au moins le temps de faire les liens entre eux ?...

 

Lors de son bilan de gestion mentale, Sanzio a déjà exploré ses évocations et aussi son geste de mémorisation. Il faut donc affiner. Il ne s'agit plus de s'apercevoir qu'il se passe quelque chose dans la tête ou que mémoriser c'est constituer une évocation à laquelle on délivre un imaginaire d'avenir...

 

Puisque justement la mémorisation c'est l'avenir, regardons comment Sanzio prend son cours.

Oui, il a bien compris que le cours prépare le contrôle. Il imagine bien les questions qui peuvent tomber au contrôle et comment y répondre. Là aussi, il faut chercher ailleurs.

Jusqu'où son cours prépare-t-il le contrôle ?

Au contrôle, on a trois niveaux séparés avec des liens à établir entre ces trois niveaux.

Le cours est-il structuré de la même manière ?...

Non. Les trois niveaux sont bien mentionnés, mais aucune structure ni aucune couleur ni aucun graphisme ne permet de les identifier rapidement. Certes, en les lisant, on comprend qu'ils sont là. Mais cela ne prépare pas le contrôle suffisamment.

 

Mémoriser, c'est aussi se préparer à la rencontre.

Bien sûr, une rencontre est toujours unique, il y a toujours de l'inattendu : c'est vivant !

Pour autant, nous pouvons la préparer, nous rendre disponible.

 

Si nous avons pris l'habitude de structurer notre cours avec ces trois niveaux, en mettant en évidence les liens entre eux, il sera plus facile de tenir compte de ces trois niveaux en contrôle.

Mieux, nous pouvons exercer notre pensée à utiliser cette vision d'échelle : qu'est-ce qui fait partie de moi, de quoi fais-je partie, comment ces trois niveaux (ce qui fait partie de moi, moi, de doht je fais partie) s'articulent ?

Et là nous pouvons voir que ce que nous apprenons en SVT dépasse de loin le cadre de la biologie.

 

Nous pouvons nous imaginer être le niveau moléculaire, l'ADN : qu'est-ce qui serait la cellule ? le corps entier ?

La famille, la nation ?... La ville, la région ?...

Nous pouvons nous imaginer être le niveau cellulaire : qu'est-ce qui serait l'ADN ? le corps entier ?

Ou être le niveau macroscopique : qu'est-ce qui serait la cellule ? l'ADN ?...

Cette gymnastique mentale, très utile, prépare au contrôle qui la demande.

 

Mémoriser, c'est aussi préparer la rencontre, et se préparer à la rencontre.

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Published by Frédéric Rava-Reny - dans Applications
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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 11:04

Si vous pouvez photocopier votre cours, ou l'imprimez, voici une idée pour le travailler (en vue de le mémoriser).

Découpez-le en rectangle, découpez les titres à part. Mélangez. Reconstruisez votre cours ;-)

(une façon d'utiliser le niveau intermédiaire entre dessin et objet de l'échelle de compréhension)

 

Pour mémoriser  :

1) certains mémorisent de suite, sans difficulté (ils font partie de ce que j'appelle les "mémorisants") ;
2) certains ont absolument de comprendre avant de mémoriser (ils font partie des "comprenants").

2) a) Pour comprendre, je peux faire des liens entre ce que je sais déjà et ce que je cherche à comprendre (pour le mémoriser ensuite).
2) b) Mais parfois, je ne peux pas faire de lien avec ce que je sais car ce que je cherche à comprendre est entièrement nouveau.

Je peux alors chercher des liens dans ce que je cherche à comprendre. Et c'est en découvrant comment les choses sont liées entre elles que je comprends cet inconnu. Sa structure m'apparaît.

 

Pour faire apparaître la structure (le squelette, l'organisation...), je peux :
- rédiger un plan (du cours...), un sommaire ;
- lire par couches (le titre, les titres de chapitres, les sous-chapitres, etc.) ;
- schématiser avec une carte heuristique ;

- découper le cours en puzzle et le refaire...

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Published by Frédéric Rava-Reny - dans Applications
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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 13:21

 

Programme de la formation, ouverte à tous ; aucune connaissance en gestion mentale ni en maths requise. Prochaine sessions, sur Bordeaux : dimanche 9 décembre 2012.
Pour s'inscrire : http://www.gestionmentale.org/inscription.htm

Matinée

Protocole d'accompagnement – 1/2 heure

Une façon facilement applicable et opérante d'accompagner un apprenant.

 

Les nombres "à virgule" – 1/2 heure

> Avec le jeu math & magique (extension du niveau 3).

> Un obstacle caché : pourquoi 1 + 1 = 2 ?...

> Pourquoi les nombres "à virgule" sont-ils présentés avec la géométrie ?...

 

Les triangles – 3/4 h

Application de l'échelle de compréhension.

1. Appui sur un vécu corporel avec trois postures : spectateur, acteur, metteur en scène.

2. Appui sur des objets iconiques : triangles et figurines.

3. Appui sur des objets non-iconiques : billes et petits objets.

4. Appui sur des objets quotidiens : le jeu de l'horloge.

5. Appui sur du dessin iconique avec exploration de propriétés des triangles avec des objets plats.

6. Appui sur du dessin fixé sur le papier.

7. Appui sur l'écrit ou l'oral.

 

Les quadrilatères, leurs liens avec les triangles et la réversibilité – 3/4 h

De l'importance de présenter les figures dans diverses orientations (par exemple pas toujours la grande base du trapèze en bas).

Faire jouer les dix façons d'établir des liens logiques élémentaires entre triangles et quadrilatères.

De l'importance du vocabulaire : diagonales dans les trapèzes.

 

Après-midi

Le périmètre et les aires - 1 h

> La géométrie comme volonté d'équité.

> La vraie ("") définition de la médiane.

 

Les petits problèmes - 1 h 30

Petits exercices d'algèbre et de géométrie : repérage de difficultés cognitives fréquentes et propositions d'accompagnements.

Les confusions intérieur/extérieur et concret/symbolique (conte de Marcel Aymé).

 

Synthèse – 1/2 h

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Published by Frédéric Rava-Reny - dans Formations
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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 18:00

Un des quatre projets du langage (que j'ai identifié) est celui d'influencer l'autre.

Savoir comment influencer l'autre, le suggestionner, est un des projets du français au lycée : comment ce texte nous invite à penser ça (plutôt qu'autre chose).

Nous retrouvons ainsi les genres littéraires (les sept principaux : épique, dramatique, lyrique, didactique, oratoire, critique, romanesque).

 

Si on veut épater la galerie, pardon, susciter l'admiration et l'étonnement en racontant des faits héroïques, c'est le genre épique.

Genre : soudain la professeur de français se dressa et d'une voix grave prononça ce mot terrible : "Contrôle !". M'opposant à une telle injustice, je fis retentir la clameur de mes camarades : "Madame ! Quel défi nous annoncez-vous là ! À cinq minutes de la fin, le procédé est déloyal mais nous combattrons vaillamment contre l'erreur aux mille visages. Posez donc vos questions et admirez notre talent." La classe applaudit avant de rejoindre ce silence nécessaire au recueil de nos forces. Etc.

 

Si on veut faire rire, ou terrifier, ou faire pitié, avec des actions et des paroles et des gestes, c'est le genre dramatique (comédie, tragédie, mélodrame...).

Genre : "Contrôle !" Ce mot glaça le sang de tous. À la moindre faute, nous aurions un point en moins, et pour certains un coup de baguette sur les doigts. Ou pire. En-dessous de la moyenne, nous étions collés le mercredi après-midi pour recopier cinquante fois chaque mot au lieu de jouer, insouciants, au grand air et au soleil. Etc.

Genre : "Contrôle !" "Comment, encore ?... Mais on n'en a fait un hier !" La remarque de Toto rendit la classe hilare. Etc.

 

Si on veut rendre sympathique et enthousiaste, en exaltant des sentiments personnels intimes, c'est le genre lyrique.

Genre : "Contrôle !" Toto savait combien cela serait difficile pour lui. Sa dyslexie ne l'aidait pas. Son cerveau confondait encore les b, les d, les p et les q. Cela n'arrangeait rien. Mais il faisait beaucoup d'effort. Il était passé de cinquante-trois fautes à seulement dix-neuf. Du progrès. Il continuerait, dictée après dictée, à progresser.

Genre : "Contrôle !" Mot terrible qui me renvoie à ma difficulté. Ô dyslexie, déesse vengeresse. Quand cesseras-tu de jetter le trouble sur mon cerveau ? Quand permettras-tu aux b, aux d, aux p et aux q de retrouver leur orientation ? Mais qu'importe, dictée après dictée, je gravis les marches du succès. De cinquante-trois, dix-neuf seulement me séparent de la perfection. Je continue mon ascension. Un jour, j'y arriverai !

 

Si on veut donner l'envie et le plaisir de connaître, en donnant un (r)enseignement, c'est le genre didactique.

Genre : "Contrôle !" C'était comme dans une fable avec ce petit garçon et ce renard. Comme si à ce mot le renard avait prit peur. Si le garçon avait prévenu le renard, il n'aurait pas fuit. Ou bien il serait revenu plus vite. Il faut du temps pour apprivoiser ses connaissances, et la surprise effraie souvent.

 

Si on veut convaincre par l'éloquence, avec de belles paroles, c'est le genre oratoire.

Genre : "Contrôle !... Oui, je sais, pour certains d'entre vous cela sera difficile. Regardez Toto. Sa dyslexie ne l'aide pas. Pour lui, c'est comme si les lettres se mélangeaient et sortaient dans n'importe quel ordre. Son cerveau a du mal à distinguer les b et les d par exemple. Mais Toto fait beaucoup d'effort et progresse jour après jour. C'est un exemple pour nous tous, alors courage !"

 

Si on veut émettre un jugement, c'est le genre critique.

Genre : Je me souviendrai longtemps de cet instant. C'était un 23 mai, nous étions en classe. Je me disais que le cours se terminerait bientôt et que j'allais pouvoir rentrer chez moi pour goûter et jouer. Et soudain, j'entends "Contrôle !". Je trouvais ça très injuste mais avions-nous le choix ? Quand on a huit ans, on fait ce qu'on vous dit, voilà tout.

 

Si on veut narrer des faits imaginaires, c'est le genre romanesque.

Genre : Toto Verdurin, le fils cadet de la célèbre Madame Verdurin, avait huit ans. À chaque jour sa péripétie, telle aurait pu être sa devise. La journée de classe touchait à sa fin, et rien ne s'était encore produit, ou plus précisément, rien d'anormal ne s'était produit, ce qui était dans la vie de Toto quelque chose d'anormal en soi. Mais soudain, l'anormalité reprenait ses droits. "Contrôle !" Au silence soudain de la classe, la remarque de Toto fit exclaffer tout le monde. Ah, enfin, tout rentrait dans l'ordre. C'était bien les histoires de Toto.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(en résumé, on pourrait dire  :

étonner et admirer : épique

rire, pitié, terreur : dramatique

sympathie et enthousiasme : lyrique

envie de connaître : didactique

convaincre par la parole : oratoire

juger : critique

faire rêver : romanesque)

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