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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 10:15

A seguito della richiesta di una stagista, ecco un chiarimento.
Per imparare qualcosa, come le lettere, possiamo usare la scala di comprensione. Questa scala ha quattro livelli fissi, e dobbiamo ricordare di salire e scendere i livelli (per permettere l'astrazione).
Per ogni lettera, possiamo diventare questa lettera, con il nostro corpo. Abbiamo allora un'opportunità per distinguere le lettere b, d, p, q. Per b e d, sono una della mia gamba che fa il tondo basso. Per p e q, sono uno del mio braccio che fa il tondo alto.
Durante la formazione, ho mostrato queste lettere davanti agli stagisti. Per dare a loro la possibilità di vedere ogni lettera.
Ma, se devo scrivere la lettera che incarni, che sia diventato, possa allora immaginare come gli stagisti mi vedono. Ho bisogno di cambiare il mio punto di vista: a volte, questo è chiamato "decentramento".
Il "decentramento" è la possibilità di passare da qui a li, da ora a un altro momento, da me (il mio corpo) a un altro.
Per il corpo, il "decentramento" è difficile. Per esempio, immaginiamo qualcuno in fronte a noi. Questa persona alza il braccio sinistro. Se vogliamo fare lo stesso movimento, alzariamo il nostro braccio destro. Sarà più facile se la persona fa il movimento davanti a noi e che il suo corpo è nella stessa direzione che il nostro.

Allora, possiamo proporre la stessa cosa per le lettere.
Non dobbiamo stare in fronte alle persone, ma voltare le spalle.
La lettere b diventa allora un corpo in piedi, ma con la gamba destra facendo il tondo basso.
È una possibilità.

Un'altra è che se facciamo la lettere in fronte, quando vogliamo scriverla, non dobbiamo girare ma solamente scivolare.

C'è anche un'altra via d'esplorazione che mi sembra più feconda, perché già esplorata con successo nella nostra storia, è di
essere una lettera di profilo.
È il modo usato per scrivere i geroglifici. Quasi tutti i geroglifici sono di profili.
In questo caso, quando io sia la lettere "b", io guardi il principio della frase (indicato da una lettera maiuscola). E io deva allora fare il tondo basso con una gamba indietro a me (cambiamo la gamba destra).
Quando io sia la lettere "d", io volti le spalle alla lettera maiuscola. e io faccia il tondo basso sempre indietro a me, con una gamba, ma l'altra (cambiamo la gamba sinistra).
Allo stesso modo, la lettere "p" volta le spalle mentre la lettere "q" guarda il principio.

Quale sono i geroglifici da fronte? Il verbo "essere, diventare, esistere" con lo scarabeo, il viso maschile con la barba dell'unità, la civetta che significa le cose personale (me, la mente, l'introspezione), l'occhio che significa l'unità perduta e ricostruita.
Quindi, molto poco cose... tutte legame alla nozione d'unità.

Che possiamo fare durante le nostre lezione?...
Possiamo proporre il livello corporale da fronte all'inizio perché e come uno spettacolo, e dopo proporre di essere di profilo. Dobbiamo proporre anche le tre posture: attore, spettatore, regista.

Che possiamo fare nel accompagnamento?...
1. Possiamo proporre il cambiamento tra la codifica alla prima persona e la codifica alla terza persona, come?
Possiamo già facilitare il cambiamento della nature delle evocazione, passando d'una natura visive a una natura sonoro.
Esempio: proporre di riprodurre il disegno creato per questo scopo, usato nel primo giorno della formazione.
2. Possiamo proporre il cambiamento del punto da vista durante il protocollo dei otto viaggi.
3. Nei dialoghi di gruppo, non solamente proporre di prendere i diversi camini che prendano gli altri allievi, ma anche di accompagnare una esplorazione di questi camini.

Lo scopo è sempre lo stesso: ripristinare la mobilità mentale alla persona.

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 08:30

Mon enfant marche à l'affectif. Et si c'était quelque chose de mieux ?...

« Mon enfant marche à l'affect. Quand il a des profs qu'il aime bien / qui l'aiment bien, il n'y a aucune difficulté. » Suffirait-il d'aimer ses profs pour réussir à apprendre ?... Suffirait-il à être gentil avec ses élèves pour les voir réussir ?... Nous avons tous des raisons d'en douter.

Avec un peu d'expérience, nous nous rendons compte qu'il ne suffit pas d'aimer les gens pour faire leur bonheur. Sinon, la voie vers l'enfer ne serait pas pavée de bonnes intentions.

Avec un peu de connaissance, nous nous rendons compte également que si la composante affective existe en nous, elle n'est pas la seule...

Pourtant nous observons bien qu'un climat chaleureux est propice à l'apprentissage. Que de nombreux élèves progressent, parfois de façon remarquable, avec des enseignants accueillants, tandis que d'autres élèves, parfois les mêmes, régressent, de façon spectaculaire, avec d"autres enseignants, souvent qualifiés de "rigides, "froids", "tranchants"... Pourtant ces enseignants font leur travail : ils illustrent l'importance de la rigueur, des connaissances acquises, du par cœur... Mais, fait étrange, plus un enseignant préconise le par cœur, plus il risque d'apparaître comme un enseignant sans cœur...

D'aucuns pourraient dire que l'objectif du cours n'est pas d'être aimé de ses élèves ; ils ont raison. Être aimé de ses élèves n'est pas un effet recherché, c'est un effet induit, un bonus si vous préférez. C'est une conséquence annexe d'une pratique pédagogique, pas son but principal (qui demeure la réussite de tous les élèves, à savoir la possibilité de progresser en toute conscience).

Si nous restons au niveau des explications affectives, nous ne sortirons pas de ce fait : un élève travaillera davantage dans une matière où il aime son prof que dans une matière où il n'aime pas son prof. Alors cherchons ailleurs un éclaircissement, pour nous, au niveau cognitif.

Partons de notre expérience : spontanément, nous préférons ce que nous comprenons à ce que nous ne comprenons pas. Traduit en terme de gestion mentale, cela pourrait donner, j'aime mieux ce que j'arrive à évoquer que ce que je n'arrive pas à évoquer. J'apprécierai ainsi davantage un enseignant qui me permet d'évoquer qu'un enseignant qui ne me le permet pas. Ainsi, quand un parent dit : « Mon enfant aime ce prof. » cela pourrait se traduire par « Cet enseignant permet à mon enfant d'intérioriser ce qu'il doit savoir, cela lui permet de réussir ou de sentir qu'il progresse, en conséquence, il apprécie ce professeur. »

Dit comme ça, cela semble facile. Comme on connaît l'existence des images mentales visuelles et auditives depuis le milieu du XIXe siècle (oui, dix-neuvième siècle !), de très nombreux professeurs devraient réussir à aider les élèves à apprendre en leur donnant à voir et à entendre. Or, ils le font déjà. Et ça ne marche pas.

Aurait-on oublié quelque chose ?...
Peut-être la même chose que nous avons oublié dans Les profils pédagogiques, l'ouvrage fondateur de la "gestion mentale" publié en 1980 par Antoine de La Garanderie.
Quoi donc ?
La notion d'évocation ? Certes, cette notion fonde et caractérise cette discipline nouvelle, nommée "gestion mentale" par l'Éducation nationale. Mais elle prolonge et se distingue de la notion "d'image mentale", avec laquelle elle fut confondue : on redonna ainsi aux élèves du visuel et de l'auditif avec le même constat que celui de la fin du dix-neuvième, cela ne marche pas.
Alors quoi ?
La notion de paramètres. En formation, j'appelle aussi les paramètres des portes, des palais, des pattes, des ports... selon l'usage recherché. La Garanderie montre l'existence de quatre paramètres, notés P1, P2, P3, P4.
Ce sont les quatre références de base que nous pouvons donner à toute pensée. Une pensée peut relever du concret (P1), d'une convention (P2), d'opérations complexes comme la logique (P3), d'opérations élaborées comme les liens personnels, la métaphore, l'humour (P4).

Pour apprendre, nous avons besoin de ces quatre paramètres.
Lorsqu'un enseignant, ou n'importe quelle personne, nous permet de penser en utilisant ces quatre paramètres, nous pouvons tout faire, et cela nous donne un sentiment de gratitude envers cette personne.

Un "prof que j'aime bien" me permet en tant qu'élève de :
1. penser à des choses concrètes, des personnes, des choses, des situations de la vie ;
2. penser à des choses conventionnelles comme des définitions, des mots, des nombres ;
3. faire des opérations complexes avec ma pensée ou mon corps : de la logique, des relations de cause à effet, des relations d'appartenance, des comparaisons logiques, analogiques, étymologique... ;
4. faire des opérations élaborées comme des liens personnels (prolongements, détournements, agencement...), des métaphores, de l'humour...

Comme je peux utiliser n'importe quel domaine de ma pensée voire tous, je peux progresser quelle que soit ma façon de faire... Du coup, j'aime ce prof ! Ou il m'aime bien.

Si par contre dans un cours je ne peux que faire du par cœur, je suis obligé de n'utiliser que du P2, quelque chose de conventionnel, qui privé de sens devient arbitraire. Je me coupe des trois autres palais de la pensée (P1, P3, P4).

Quand je peux utiliser chacune des quatre portes, je peux être attentif en P1, en P2, en P3, en P4... donc une puissance d'attention quadruplée ! Je peux mémoriser en P1, en P2, en P3, en P4... donc mémoriser quatre fois plus ! Je peux comprendre en P1, en P2, en P3, en P4... donc comprendre quatre fois mieux ! Je peux réfléchir en P1, en P2, en P3, en P4... donc réfléchir de façon quatre fois plus utile ! Je peux imaginer en P1, en P2, en P3, en P4... donc imaginer de façon quatre fois plus créative !...

Et cela, ce n'est que la façon de base... car je montre en formation comment rediviser les paramètres en deux ce qui donne 8 possibilités, et aussi encore d'une autre façon qui aboutit à 18 possibilités... De quoi rendre l'enseignement tellement attrayant... D'où l'affect décrit par les parents...

À quoi sert ce détour par les paramètres ?...
Si nous restons sur l'explication affective qu'un élève travaille parce qu'il aime son prof, pour améliorer l'enseignement, cela rend les choses difficiles ou infaisables.
Si nous cherchons au niveau cognitif, nous pouvons trouver, comme nous venons d'essayer de le montrer, que lorsqu'un professeur permet à l'élève de penser librement, le plaisir d'apprendre est présent. Et comment peut-il le faire ? En utilisant, par exemple, les quatre portes de la pensée (par exemple car il y a encore d'autres possibilités de base avec l'objectif, les deux présentations, les trois postures, les cinq gestes, les six modes d'expression et les sept niveaux de l'échelle de compréhension). La différence avec l'explication affective, c'est que nous pouvons présenter ou travailler un cours avec ces quatre portes. L'expérience est donc reproductible, pour la plus grande joie des élèves, de leurs parents et des enseignants.

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En résumé, si nous observons ce qu'est un enseignant apprécié de ses élèves, nous trouvons très souvent une personne qui permet aux apprenants d'évoquer dans n'importe lequel des quatre paramètres ou portes de la pensée (concret, conventionnel, opérations complexes, opérations élaborées). Cette liberté de pensée nourrit le plaisir d'apprendre. En ne s'adressant qu'à une seule porte sur quatre, très souvent P2, le conventionnel, le par cœur ou les définitions, nous coupons les élèves d'un accès au savoir. C'est dommage pour eux et pour la société entière, à savoir nous tous. En utilisant les quatre portes de la pensée, sachons retrouver les quatre prospérités : celle du concret (P1), de la convention (P2), de la logique (P3) et de l'humour (P4) !

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Published by Frédéric Rava - dans Paramètres P1 P2 P3 P4 Affect Émotions ennui
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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 11:00

À en croire certains, il existerait des opposants. Des êtres singuliers dont le malin plaisir serait de nous contredire. Comme nous ne pouvons pas excommunier en gestion mentale (excommunier : expulser d'une communauté de fidèles et condamner à l'enfer), tout au plus jeter un anathème (anathème : acte de réprobation par lequel on exclut une personne après l'avoir soumise à une très grande honte publique), que nous ne pouvons envoyer la personne au bûcher qu'en évocation ou tout au plus la vouer aux gémonies (vouer aux gémonies : accabler d'outrages), que pouvons-nous donc décemment faire ?...

Décemment, car l'idéal d'accueil de la gestion mentale nous oblige à reconnaître différentes façon de penser, voire pire, d'être.

Alors, avec notre superbe de professeur, de formateur, de praticien, nous pouvons jeter un mot, un seul mot : "opposant". Nous pouvons être plus sournois en enfermant subrepticement la personne dans un état "vous êtes opposant". Qui oserait contredire la parole de l'expert que nous sommes ?...

De la même façon qu'un égoïste est quelqu'un qui ne pense pas à nous, un opposant est quelqu'un qui ne pense pas comme nous (non mais franchement, quel culot ! quelle présomption ! quelle infatuation !).

Les arguments en faveur d'une telle vision (l'existence des opposants) sont simples : dans un (échange de) groupe, il y a toujours quelqu'un qui n'est pas d'accord...

Cela fait frémir... la gestion mentale comme outil de formatage de masse...

Comment maintenir notre liberté face à de tels mythes ? Comment montrer qu'il est naturel, voire même souhaitable, d'avoir des idées différentes sans pour autant subir l’opprobre (la désapprobation, l'humiliation) de nos maîtres, professeurs ou autres experts ?...

D'une part, premier point, l'objectif du dialogue utilisé en gestion mentale : faire, agir, et pour ce faire, trouver une façon adaptée à chacun. Ce que la société, l'école, la vie nous demande, c'est d'être acteur, auteur, de faire ce qui doit être fait (le travail scolaire par exemple). Ce que montrent les travaux d'Antoine de La Garanderie, c'est que pour faire quoi que ce soit, il existe une multiplicité de chemins possibles. Peu importe le chemin, mental, emprunté, l'essentiel est que l'objectif soit accompli (et cela est d'autant plus facile lorsque pour respecter cet objectif nous respectons nos propres besoins cognitifs). Dès le premier jour de formation, telle que je l'anime, je montre que pour réaliser un dessin très identique à celui de son voisin, nous avons chacun fait différemment intérieurement.
Il ne s'agira pas de penser de la même façon, mais d'arriver à faire la même chose, c'est-à-dire à faire ce qui est demandé, en dépit de notre diversité.
Donc, que certains ne soient pas d'accord sur le chemin mental emprunté, ou sur la description de ces chemins mentaux, qu'importe, il s'agit d'accomplir une tâche. Pas d'opposant à l'horizon.

Mais alors où ?... Dans un brain-storming (une recherche d'idées, une démarche heuristique) ?... S'il s'agissait de rechercher des idées pour établir un travail de groupe, alors là, au contraire, des personnes qui ne seraient pas d'accord sont une grande opportunité pour trouver d'autres pistes, explorer des alternatives, exposer des changements possibles. Là, nous abandonnons étrangement le terme "d'opposant" pour adopter celui de "créatif", terme plus laudateur (élogieux, positif, flatteur). Mais bon, n'exagérons pas, si cet opposant reprend du poil de la bête, il sera toujours temps de changer ce "créatif" en "original", voire pire, en "excentrique". Suivre une voie originale est risquée, mais poursuivre dans l'excentricité est téméraire... Pas d'opposant ici : des créatifs, avec lesquels on prendra si besoin de la distance avec la dénomination "original" ou davantage encore avec le mot "d'excentrique".

Mais alors où sont les opposants ?... En vie de groupe ?... S'il s'agissait de définir des objectifs d'une vie en commun, comme des objectifs politiques, alors là, c'est pire pour ceux qui croient en l'existence des "opposants", car ces derniers deviennent absolument nécessaires dans une démocratie ! Mais ceux qui croient en l'existence des "opposants" sont-ils bien à l'aise avec l'idée même de démocratie ?...

En résumé, premier point, pourquoi parler d'opposant quand il s'agit de réaliser la même chose, ou de trouver des idées (différentes par nature de celles déjà existantes) ou de définir des objectifs communs ? Le terme d'opposant s'oppose ici à la diversité cognitive. Il serait plus honnête de parler de ceux qui sont d'accord avec nous et ceux qui ne le sont pas, sans les enfermer dans une étiquette réductrice.

D'autre part, second point, un geste mental étant analogue, semblable, à un geste physique, il contient en lui-même un frein et un accélérateur. Pour exécuter un geste physique, il y a des muscles qui vont dans le sens de ce geste, et d'autres qui freinent l'exécution de ce geste pour lui donner la précision souhaitée. Autrement nous ne pourrions pas marcher à petit pas mais toujours à vive allure. Nous ne pourrions pas caresser mais seulement donner des coups...
C'est à cette vision sommaire, qui se réduit en somme à un échange de coups, que nous invitent ceux qui croient en l'existence "d'opposants". Il y aurait la thèse, et l'antithèse n'aurait pas droit de cité, ni d'existence. L'antithèse serait la marque des "opposants". Quant à la synthèse, n'y pensons même pas. Sans doute une volonté "d'opposants" dont l'ardeur aurait faibli (et, on le sait, Dieu vomit les tièdes, donc, soyons francs, ce sont des opposants, point).
Cette vision primaire rejette donc la réalité de chaque échange : une polarisation entre thèse et antithèse, allant parfois jusqu'à une relation dialectique avec la synthèse.

En résumé, second point, pourquoi parler d'opposant quand le processus naturel de tout échange est de faire apparaître thèse et antithèse ? Il serait intellectuellement douteux d'affirmer que certains se complairaient dans l'antithèse de façon pathologique. C'est pourtant ce qu'affirment ceux qui croient en l'existence des "opposants".

En clair, les opposants, ça n'existe pas.

Et attention. Si vous n'êtes pas d'accord avec moi, c'est que vous en êtes un !

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 10:00

Pourquoi ce terme de "piloter" pour un de nos stages les plus prestigieux ? Voici quelques raisons. Pour les comprendre, mettons-nous à la place de nos stagiaires, plein d'interrogations.

A. Au niveau des évocations
Je veux réussir cet exercice. Mais il me faut des évocations. Je ne me suis pas donné l'habitude de les avoir... d'où la nécessité d'un entraînement.

B. Au niveau du corps
Je veux réussir cette tâche. Mais il me faut cette souplesse, ce tonus, cette endurance. Je ne me suis pas donné l'habitude de les avoir... d'où la nécessité d'un entraînement.

C. Au niveau des émotions
Je veux réussir cette relation. Mais je suis submergé par mes émotions. Il me faut les connaître. Je ne me suis pas donné l'habitude de les identifier... d'où la nécessité d'un entraînement.

Tout cela nécessite un travail supervisé, une discipline.

Cela semble paradoxal : je me force pour être moi.

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Published by Frédéric Rava
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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 17:32

Compte-rendu de la conférence de Frédéric Rava-Reny faite à Toulouse en décembre 2015

Marcel Proust nous éclaire sur la finalité de l'apprentissage avec sa métaphore du petit chardonneret, qui fait exactement ce que font ses parents et leurs parents avant lui. Par contraste, ce que nous transmettons à un enfant sont des acquis à maintenir et à prolonger ou enrichir.

Pourquoi maintenir et prolonger ?
C'est que la vie nous invite à cela. Comme tout être vivant, pour rester en vie, nous devons à la fois rester nous-même et nous adapter au changement. Claude Bernard a nommé cela "homéostasie", du grec homéo, même, et stasie, rester (comme dans statique ou statue).

Pour qu'une société demeure vivante, c'est la même chose, elle doit comporter des routiniers et des créatifs. Les routiniers maintiennent la structure sociale, les créatifs la prolongent et lui permet de s'adapter aux changements.

Il y a un frein et un accélérateur.

C'est pour cette raison que, comme le formulait Winston Churchill, la démocratie est le moins pire de tous les systèmes. Car il y a une coexistence entre gouvernement et opposition. Cela évite les erreurs dramatiques comme en Chine où tout opposant est assassiné, exécuté, torturé ou envoyé en camp.

Pour nous, c'est la même chose. Lorsque nous exécutons un geste, il y a les muscles agonistes qui vont dans le sens du geste, et les muscles antagonistes qui en freinant apportent la précision du geste.

Et dans les cinq gestes mentaux de base de l'apprentissage, décrits par Antoine de La Garanderie, c'est la même chose. À part l'attention qui occupe une place centrale, il y a d'un côté les gestes de mémorisation et de compréhension qui permettent de stocker des connaissances, et de l'autre les gestes d'imagination et de réflexion qui permettent de se servir de ces connaissances. L'école nous permet de mémoriser et de comprendre un certain nombre de connaissances, dont nous nous servirons soit à l'identique soit en les adaptant dans la vie, professionnelle, personnelle ou familiale.

Il ne s'agira donc pas de mettre l'imagination au service de l'apprentissage, sauf à viser une société routinière inadaptée à notre époque, mais bien de mettre l'apprentissage au service de l'imagination. L'avenir est ouvert.

Quand j'ai créé, par exemple, l'échelle de compréhension, dans un premier temps, je pouvais croire que l'élaboration de dessin, la manipulation d'objets, le passage par le corps, étaient des moyens de mettre l'imagination au service de l'apprentissage. Mais il s'agit d'exactement le contraire. La vie est loin des écrits et des paroles des salles de classe. La vie est peuplée de personnes en chair et en os (niveau corps), de choses (niveau objet) et nous bombarde d'images, publicitaires ou non (niveau dessin). Savoir donc monter et descendre l'échelle de compréhension, c'est non seulement apprendre en créant, mais en apprenant à créer, se préparer à vivre pleinement.

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 17:56

Corso di formazione in Pedagogia della Gestione Mentale

presso il Multicentro Educativo MEMO, Viale J. Barozzi 172 Modena

a cura di Frédéric Rava

Frédéric Rava è uno dei più accreditati eredi di A. de La Garanderie, l’ideatore della Pedagogia della Gestione Mentale. http://gestionmentale.org/

Il corso è rivolto a educatori e pedagogisti e a tutti gli insegnanti di ogni ordine e grado di scuola, a partire dalla scuola dell’infanzia.
N° dei partecipanti massimo 24.
Si svolge nel periodo compreso tra Aprile ed Ottobre 2016.
Traduzione in lingua italiana.

15 Aprile ore 15-19

16 Aprile ore 9-12.30, 15-18.00

9 Maggio ore 15-19

10 Maggio 9-12.30, 15-18.00

27 Maggio ore 15-19

28 Maggio 9-12.30, 15-18.00

9 Settembre 15-19

10 Settembre 9-12.30, 15-18.00

Programma

15/04: Sollecitare l'attenzione degli alunni. Animare la classe con la pedagogia dei gesti mentali.

16/04: Sostenere l’attenzione. Sviluppare la memorizzazione. Stabilizzare il pensiero.

09/05: Approfondire la comprensione dello studente. Costanti pedagogiche.

10/05: Liberare l'immaginazione. Rendere lo studente attore del suo apprendimento.

27/05: Riflettere più efficacemente. Inventare o scoprire per imparare.

28/05: Comprendere attraverso lo spazio e il tempo.

09/09: Ripresa dei concetti e del lessico fondamentali della Gestione Mentale
10/09: Applicazione pratiche della grammatica e della matematica. Problematiche specifiche dell'apprendimento della lettura, della scrittura, del calcolo, della disattenzione e del movimento incontrollato.

La quota di iscrizione è di 200 euro per il corso completo

Verrà rilasciato l’attestato di formazione dall’IFeP francese e dal MCE. Il corso è riconosciuto come corso di aggiornamento essendo MCE ente accreditato per la formazione e consente l’utilizzo del Bonus di 500 euro concesso ai docenti per formazione ed aggiornamento.

Per informazioni e iscrizione al corso, contattare MCE – Movimento di Cooperazione Educativa gruppo di Modena memi.campana@gmail.com, ermanno.tarracchini@gmail.com o telefonare al 347.2625290.

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Published by IFeP - dans ITALIANO
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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 06:52

Pour répondre aux demandes des stagiaires d'une formation plus pratique et plus rapide que celles existant déjà, j'ai élaboré il y a des années la formation "Découvrir sa gestion mentale". Sur deux jours, chaque stagiaire explore comment être attentif, mémoriser et comprendre, et comment il peut renouer avec sa créativité avec des moyens simples accessibles à tous.

Les activités proposées permettent notamment de découvrir :

  • comment soutenir son niveau d'attention et de concentration,
  • ce que veulent dire les termes de "visuel" et de "auditif",
  • comment ils peuvent s'appliquer à chacun de nous,
  • comment nous pouvons éventuellement mettre du son dans nos images, ou ajouter des images à nos discours intérieurs,
  • si nous mémorisons de la même façon par les yeux ou les oreilles,
  • notre façon efficace de mémoriser,
  • une façon spontanée de comprendre,
  • pourquoi il est difficile d'apprendre et comment rendre cela plus facile.

Les deux jours de formation permettent aussi pour un coût raisonnable (100 euros) d'avoir une idée de ce que propose la gestion mentale, sans avoir besoin de faire une formation plus longue (et beaucoup plus onéreuse).

Ces deux jours peuvent se poursuivre par la formation "Connaître les bases de la pensée en mouvement"©, qui apporte avec la théorie un éclairage plus complet.

La formation de formateurs (mise en place depuis Bordeaux en 2014) permet aux futurs formateurs d'animer ces deux jours de formation.

Les prochaines formations "Découvrir sa gestion mentale" auront lieu

- à Bordeaux les 13 et 20 mars prochains ;

- en Émilie-Romagne les 15 et 16 avril prochains.

L'association IFeP les organise aussi sur demande partout en France, Belgique, Suisse et Italie, en français, anglais et italien.

Pour nous contacter : 06 05 29 43 05

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 12:00

Il principio dell'apprendimento è la ripetizione d'un movimento lento, sia del corpo che della mente. Per il corpo, i movimenti sono gesti fisici (quelli che tutti conoscono) mentre per la mente si tratta di gesti mentali (quelli che pochi conoscono e che sono descritti e insegnati dalla nostra disciplina chiamata "gestione mentale" dal Ministero Francese dell'Educazione Nazionale).

Per imparare un movimento fisico crediamo spesso che la ripetizione o l'allenamento sia sufficiente. Purtroppo non è così perché per imparare un movimento dobbiamo sentire la propriocezione, portarla a noi in maniera cosciente. Basterebbe infatti sentire le parti del nostro corpo che agiscono in modo propriocettivo, cosa che non avviene quasi mai proprio perché non siamo coscienti del nostro corpo, abbiamo contrazioni e, più difficile da identificare, mancanza di consapevolezza.

1. Le immagini mentali: un mezzo e non uno scopo

C'è allora una via che è di solito rifiutata dagli insegnanti di "arti marziali" perché incompresa e spesso perché sottile e pericolosa: la via dell'immagine mentale o del pensiero. Il movimento che facciamo o che fa l’insegnante possiamo vederlo mentalmente, parlarcelo mentalmente, fare mentalmente un’associazione sonora. Queste immagini mentali, o questi pensieri, non sono uno scopo ma un mezzo, un mezzo molto utile. Ci sono molti modi per creare un’immagine mentale (dodici di base, cinquantaquattro nella forma più complessa). Per ogni modalità, ne abbiamo altre centoventisei che vanno in aiuto alla formazione di pensieri e immagini, motivo per cui è facile trovare quella che fa per noi!

2. Quando usare le immagini mentali e quale (le evocazioni)

Queste immagini mentali hanno un nome tecnico: “evocazioni”. Una prima difficoltà è rappresentata dal fatto che le evocazioni non sono un fine ma un mezzo nelle pratiche corporali o musicali. Un altro punto di confusione è che le evocazioni, possono essere necessarie prima dell'esecuzione d'un movimento, dopo l'esecuzione, ma diventano un ostacolo durante l'esecuzione d'un movimento. C'è un tempo per la tecnica, ed un altro per l'espressione della spontaneità. Tra tecnica e spontaneità c’è un rapporto dialettico che richiede un lavoro basato sul rilassamento, mentale e corporale: quando le nostre idee sono rigide non possiamo fare movimenti morbidi e sottili.

3. Lo scarto tra le evocazioni archetipali e le nostre: fonte d'informazione utile

Un ultimo punto, poco conosciuto, è l'utilizzazione nell'apprendimento degli evocazioni archetipali. Ci sono modalità efficaci per evocare un movimento come pensare con consapevolezza sottile e creare immagini mentali stabili e complete. Possiamo, ad esempio, associare mentalmente (spontaneamente o volontariamente) un colore ad un movimento. Ma c'è un colore archetipale (più efficace) per ogni movimento. La differenza tra questo colore e quello che scegliamo "liberamente" di associare al movimento, questa differenza, o scarto, dà preziose informazione per imparare più efficacemente.

A causa di questi tre punti (confusione tra uno scopo e un mezzo, non conoscenza su quando e come evocare, scarto tra i nostri evocazioni e i archetipali), l'uso delle evocazione negli apprendimenti corporali o musicali è sottovalutato e sottoutilizzato. Da qui l'importanza di insegnare la loro pratica corretta. Posso insegnare la base di questa pratica in pochi giorni.

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Published by Frédéric Rava - dans ITALIANO évocation EPS mouvement sport Musique Applications MéMoRiSaTiOn
10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 11:00

- Vous comprenez (docteur), on vous l'amène notre gamin parce qu'il ne nous écoute point.
- Vous savez ce que c'est, avec ses propres enfants, c'est toujours plus dur...

Pourquoi faire appel à quelqu'un d'autre, fût-il spécialiste en pédagogie, pour nos propres enfants ? D'autant plus que ce qu'il dit, nous le disons souvent aussi à nos enfants.

Petit retour en arrière, pour avoir un éclairage pédagogique quelque peu différent de la dimension affective habituelle.
Selon l'un des postulats de la "gestion mentale" (le nom donnée par l'éducation nationale à la pédagogie des gestes mentaux), l'Homme serait un être de sens. En clair ? Nous n'aimons ni l'absurde ni l'arbitraire. Nous avons besoin de croire qu'il y a du sens dans ce que nous faisons ou dans ce que nous vivons, ou bien de trouver ce sens, de l'inventer ou de le découvrir. Nous rejetons l'arbitraire, le "c'est comme ça et puis c'est tout", la raison du plus fort... Nous aimons la justice, celle qui fait sens, nous condamnons les injustices.

Et cela depuis fort longtemps. Enfant, nous cherchions déjà le sens de nos actes, de nos mouvements, de notre entourage, de notre environnement. Nos parents autorisaient certaines choses et en interdisaient d'autres, selon notre âge, notre capacité de compréhension, nos actions. Au fil du temps, certaines choses interdites ne le furent plus : en grandissant, il y a du changement. (Et là soudain je me dis que c'est peut-être pour ça que le grand ne fait toujours pas sa lessive, il est peut-être resté au stade où les produits ménagers sont interdits ! Je lui demanderai tiens !)

Au fur et à mesure de la croissance de l'enfant, nous le laissons faire de plus en plus de choses. Et nous pouvons lui expliquer... ou non (Désolé, le "Tu es grand maintenant !" est un peu court versant explications... mais cela peut très bien faire l'affaire !)
Et sur ce qui est vraiment dangereux, nous ne céderons jamais. (Oui mon chéri, comme c'est la millième fois que tu me le demandes, mets les doigts dans la prise !) Et peut-être un jour notre enfant comprendra que telle règle n'était pas le fruit de notre bon-vouloir mais bien la prise en compte d'une réalité avec ses dangers.

Sauf que, concernant l'apprentissage, comment être attentif, mémoriser, réfléchir, comprendre, imaginer, comment vérifier que ce que dit le parent est bien la réalité et pas juste l'expression de son bon vouloir ?... C'est là qu'aller voir Môssieur l'Expert (ou Madame l'ex-mère ?) apporte une touche d'objectivité. Et donc un peu plus de sérénité dans les relations parents-enfants.

D'où aussi l'intérêt de connaître sa gestion mentale, pour mieux s'accepter et se faire accepter des autres (surtout de ses proches !) : si vous ne savez pas quoi faire les dimanches 13 et 20 mars, venez vivre cette formation unique "Découvrir sa gestion mentale" (appelez-nous au 06 05 29 43 05). Pour votre enfant, un entretien individuel ou un stage jeunes avec des pros feront l'affaire...

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Published by Frédéric Rava - dans parents P2 postulats
31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 21:21

Bonjour,

Et bonne année 2016 ! (oui, il est encore temps, mais il y a encore de l'espace ?...)

Et tous nos vœux de réussite ! (car vous le savez, on peut tous toujours réussir, titre d'un ouvrage d'Antoine de La Garanderie...)

Forts de nos huit stages jeunes et de nos nombreuses formations réalisées grâce à vous en France et en Italie en 2015, nous gardons dans l'avenir notre confiance que nous souhaitons communicative.

Pour favoriser en 2016 la pleine expression de toutes vos ressources, nous vous proposons déjà (entre autres !) :

• pour les jeunes :

- différents stages, sur Bordeaux, Paris ou dans votre établissement, en France ou en Italie, en français, en anglais ou en italien, pendant les vacances ou sur le temps scolaire, et bien sûr toujours

- des entretiens pédagogiques sur Paris et Bordeaux, et

- des bilans de potentiels pour l'orientation.

• pour les adultes :

- des bilans de potentiels pour l'orientation ou la réorientation professionnelle, ou simplement découvrir les sources de sa motivation, et

- des formations comme « Découvrir sa gestion mentale », sur deux jours, au tarif découverte (50 € la journée).

• pour les professionnels et ceux qui veulent le devenir :

- des formations spécifiques pour les orthophonistes (comme en 2015 sur Blois) ;

- la formation de formateurs et praticiens (sur Paris, Lyon et Bordeaux) ;

- les formations pour les enseignants en France et en Italie.

• pour les parents :

- les ateliers sur les maths, le français et « Accompagner les devoirs ».


Bientôt votre site internet sera entièrement rénové !

Au plaisir de vous retrouver en formation, en stage ou lors des nombreuses réunions de l'association.

Pour Alexandrine, Audrey, Claudie, Isabelle, Nathalie, Olivier (les membres du Conseil que vous avez élus en 2014)

Frédéric Rava-Reny

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Published by IFeP

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