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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 10:00

Souvent les gens disent ne pas aimer travailler. Peut-être est-ce vrai. Ce qui l'est davantage, c'est que beaucoup de personnes travaillent n'importe comment. Ne serait-ce pas cela finalement que nous n'aimons pas, le n'importe quoi ?...

Prenons l'exemple des exercices. Comment les corrigeons-nous ?

Nous écarterons le cas des professeurs qui donnent des exercices et ne les corrigent pas. Cette faute professionnelle grave, car elle instille l'idée pernicieuse de l'absurdité de l'école donc grève tout apprentissage futur, existe mais est somme toute peu répandue.

Dans la très grande majorité des cas, les enseignants corrigent les exercices, ou lorsque nous faisons nous-même des exercices, nous les corrigeons pour savoir "si on a bon" comme me le dit un jeune l'autre jour. Mais que faisons-nous de cette correction ?
Déjà, il y a l'erreur commune chez les élèves de se contenter de vérifier si leurs réponses sont justes. Ce n'est déjà pas mal, mais c'est incomplet. Là où le professeur se sera donné la peine de faire une phrase voire un paragraphe, l'élève se satisfait à tort de son "oui", de son "x = 3", etc. Aussi ce dernier ne comprendra pas pourquoi il n'aura pas tous les points au contrôle alors que sa réponse est juste. Juste oui, mais incomplète. En résumé, commencer par vérifier la justesse de sa production, d'accord, mais poursuivre en vérifiant si le travail produit est bien complet. Nous retrouvons la triple activité qui aère le cerveau : VMC, vérifier, modifier, compléter.
Le maître-mot est exercice : l'exercice prépare au contrôle comme l'entraînement préparer au match. Donc un exercice se rédige dans les conditions du contrôle. Autrement nous manquerons de temps (ceux qui ne finissent pas le dernier exercice se retrouveront) et dans une moindre mesure, nous manquerons d'assurance (ceux qui ont barré leur réponse exacte pour en fournir une autre s'alarmeront), même si cette baisse de confiance en soi est due à une autre négligence.

Vérifier si sa production est juste et complète est déjà un premier point.
Il y en a d'autres.
Comme l'objectif de l'exercice est de s'exercer, se préparer au contrôle ou à la situation réelle d'utilisation de ses connaissances, préparons-nous à cette confrontation au réel.
Ici nous rencontrons la grande pratique de l'annulaire : une fois l'exercice terminé, tout cacher sauf l'énoncé et le refaire de tête. Il ne s'agit pas forcément d'apprendre par cœur l'exercice, mais surtout d'en comprendre l'articulation, la structure. Car ce sont les structures qui sont transférables. Ou si vous préférez les méthodes. Les données d'un exercice peuvent changer. Les méthodes beaucoup moins.
Mais il y a encore mieux en terme d'efficacité.
Prenons notre copie corrigée, par nos soins ou celle du professeur. D'accord il y a des annotations en rouge, en vert, en bleu... Mais en quoi cela me prépare-t-il à la vie réelle, au contrôle, à l'examen, au concours ?... Cela me fait une belle jambe de savoir que ce mot s'écrit comme ça, mais est-ce que je peux marcher avec seulement un trait rouge ?

Non, il me faut savoir refaire entièrement l'exercice. Sur le papier. Sans aucune rature.
Prenons un exercice de traduction. Je corrige en rouge mes phrases traduites. Très bien. Mais si je m'arrête là, je risque les refaire très longtemps ces erreurs. Je vais donc m'atteler à réécrire la phrase entièrement. Et en évocation bien sûr, c'est-à-dire en utilisant un protocole de séparation (dans l'espace ou dans le temps) : je ne garde pas le corrigé sous les yeux pour corriger ma copie. Quand je réécris la phrase correcte, je le fais de tête, sans avoir sous les yeux ni la correction, ni ce que j'ai écrit auparavant. Car il faudrait savoir : je veux arriver à l'écrire parfaitement cette phrase oui ou non ?...

Donc pour chaque phrase, revenir et revenir dessus, jusqu'à écrire la phrase parfaite.

Et si on pousse le raisonnement jusqu'au bout, savoir refaire tout l'exercice comme ça... Tout juste, du début à la fin, voire même de la fin au début, dans n'importe quel sens, mais pas n'importe comment !

Oui, parfois nous devons travailler comme un bœuf pour labourer le champ de notre ignorance.

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 10:00

Il arrivera un jour où nous découvrirons que les jeux vidéos sont une drogue. Ou que la dose qui fait sombrer dans l'addiction est suffisamment faible pour inviter à une grande prudence envers eux (comme ce fut le cas pour l'alcool et la cigarette).

Mais comme pour toutes les drogues, qu'est-ce qui nous fait tomber dans l'addiction ?
Plusieurs facteurs sans doute, notamment la confusion entre besoin et désir.
Un besoin satisfait engendre du plaisir. Un désir avide par nature ne se satisfait pas.

Quand on mange par faim, au bout d'un moment on s'arrête, on n'a plus faim et on est satisfait.
Quand on mange par avidité, rien ne pourra nous satisfaire. Nous pourrons même en souvenir d'anciens Romains nous faire vomir pour continuer d'avoir le plaisir d'ingurgiter solides et liquides comestibles.
Pourquoi continuer de satisfaire ce qui ne peut être satisfait ?
Souvent parce que nous nous sommes trompés sur la nature du besoin ou du désir. Nous pensions avoir besoin d'une chose alors qu'en réalité nous en avions besoin d'une autre.
Par exemple nous pensions avoir faim, nous nous jetons sur la nourriture, en vain car notre faim semble se poursuivre sans fin... Nous mangeons en vain comme vingt et sans vin, c'est sans fin cette faim... Pardon de cette digression à la Devos, juste pour signifier l'absurde de cette situation.
Nous pensions avoir faim alors que, par exemple, nous étions en réalité fatigués. Une sieste, un petit somme, une nuit de sommeil eurent été préférables. Mais comme nous avons mangé sans réel besoin, notre organisme dépense encore plus d'énergie pour digérer cette nourriture inutile, ce qui le fatigue d'autant plus, ce qui va augmenter un besoin que nous croyons être de la faim... ce qui va nous précipiter encore davantage sur la nourriture, et c'est un cycle infernal (dans lequel on s'enferre).

Une difficulté de l'addiction est qu'elle correspond bien à un besoin, mais mal identifié, mal cerné, un besoin auquel on n'a pas attribué sa juste place, son juste moment, sa juste dose, sa juste intensité, son juste rythme...

Jouer aux jeux vidéos n'est donc pas un mal en soi. Cela correspond à un besoin.
Sur le plan cognitif, quel geste mental est le plus sollicité dans les jeux vidéos ?...
Si on considère qu'un jeu nous demande d'utiliser nos connaissances, de s'appuyer sur des règles, de tenir compte des autres, alors le geste mental prédominant est celui de réflexion.
Et si nous jouions trop aux jeux vidéos à cause de la récession de la réflexion en classe ?...

Certes, la réflexion peut avoir la froideur du métal, mais aussi la douceur de la soie, ce tissu délicat dont sont issus des vêtements à la fois si légers et si chauds...

Ouvrons donc le geste de réflexion, sinon les jeux vidéos se refermeront sur nous comme un cocon confortable mais mortifère. Redonnons à réfléchir en classe afin de retrouver le goût du plaisir dans les jeux.

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Published by Frédéric Rava - dans Réflexion Motivation
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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 10:00

Dans la formation Animer le dialogue pédagogique, nous apprenons qu'entre ce qu'une personne dit et ce qu'elle pense, il y a un écart. Écart naturel car entre ce qui se passe en la personne, ce dont elle est consciente, ce qu'elle arrive à formuler et ce qu'elle consent de dire, il y a souvent des pertes.

Nous pouvons vivre cette expérience en apprenant une langue étrangère : parfois nous dirons ce que nous pourrons, et pas forcément ce que nous voulons.

Dans notre vie, quotidienne, familiale, sociale... c'est la même chose.
Nous sentons un écart, une perte d'intensité entre ce que nous vivons et ce que nous pouvons en dire. Aussi sommes-nous heureux de pouvoir trouver nos idées, nos pensées, nos sentiments, nos sensations si justement décrits sous la plume d'un auteur dont nous ferons alors la publicité.

La littérature est alors une mise en lettre de notre intériorité. Écrire devient mettre en lettres notre intérieur. Et cette mise en ordre à l'extérieur clarifie notre intérieur brouillon, et cette concordance entre le monde et nous délivre un sentiment d'harmonie.
À nous de trouver les lectures dont nous sommes le reflet...

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 09:00

Le jour où je vous ai dit que votre niveau littéraire laissait à désirer, vous avez sursauté, et protesté, réagissant ainsi comme je l'avais espéré.
En troisième, on peut croire que l'on est "littéraire" et de ce fait se laisser aller en "sciences"...
Croyez-vous que "littéraire" rime avec consommateur de livres ?...
En ce cas, les mites et autres animaux se repaissant des pages teintées à l'encre noire sont des bêtes de littérature.
Vous avez protesté en arguant votre lecture d'un ouvrage de Sartre, celui où il dit que l'enfer, c'est les autres.
Citation que vous croyez avoir comprise... mais quelle est votre compréhension de cette phrase ? Que votre sœur vous tape sur les nerfs ? Que vos parents sont pénibles et limitent votre liberté ou supposée telle ?...

Croire qu'un abandon, tout au moins un laisser-aller, dans les domaines scientifiques (ou autres) parce que l'on se destine à devenir un "littéraire", est la marque d'une attitude digne d'un "littéraire" serait une grave erreur.
Tout d'abord, les grands noms de la littérature vous donnent tort : la plupart d'entre eux furent des esprits universels, donc ouverts et curieux de tout.
Ensuite, en limitant votre connaissance scientifique à celle de la troisième, vous n'avez guère plus que le bagage d'un honnête homme du... dix-neuvième siècle...
Enfin, le collège n'offre en réalité qu'une initiation aux sciences et masque à la fois les opérations de la pensée et les grandes idées philosophiques incluses dans la physique ou la chimie.
La rigueur du raisonnement scientifique se retrouve dans la discipline reine du bloc "littéraire" : la philosophie.
Renoncer dès à présent à exercer votre esprit à la rigueur, c'est gréver vos chances d'atteindre les sommets de la pensée philosophique.

Vous me dites être littéraire.
Mais parlez-vous grec, parlez-vous latin ?...
Comment vous réclamer d'un fleuve dont vous ignorez les sources ?....
Connaissez les œuvres fondatrices et fécondes de la pensée européenne ?...
Gardez à l'esprit ces paroles d'un certain Guillaume : nous sommes des nains, mais des nains juchés sur des épaules de géants.
De quels géants peut-il bien s'agir ?...
Nous avons tous en Europe un héritage à découvrir : celui du monde gréco-romain et celui du monde judéo-chrétien.
L'Iliade et l'Odyssée d'une part, la Bible d'autre part, voilà, avec leurs contextes, ce qui fondent notre culture. Le Grec nous a donné la vue et l'Hébreu l'ouïe.
A vous de choisir d'être aveugle, sourd ou les deux.
En ces temps troublés, parler d'une collection d'ouvrages au nom prestigieux, "Bible", pourrait sembler être du prosélytisme. Loin de moi cette idée. Je vous invite seulement à recueillir votre héritage, à vous ensuite d'en disposer comme bon vous semble.
Et puis, savoir ce qui agit en vous, car nous avons tous de par notre croissance dans notre environnement culturel reçu cette empreinte, n'est-ce pas déjà un pas supplémentaire vers la liberté ?... À moins de se limiter à une interprétation de la phrase de Spinoza, "on se sent libre quand on ignore les causes qui nous font agir".

Mais à quoi bon ?
Oui, à quoi bon écrire ces lignes ?... Où est le but ?
Pourquoi les "sciences" ou la "littérature" ?...
Pourquoi vous inviterais-je à l'une et aux autres et non pas à l'une ou aux autres ?...
Parce qu'il me semble qu'un des buts fondamentaux de l'existence humaine est d'être de plus en plus conscient, d'exercer et de développer une conscience de plus en plus raffinée du monde dans lequel nous évoluons.
Là est un des projets de chaque être humain, et sans doute l'institution d'organisations comme le "collège" ou le "lycée" : rendre ses fréquentateurs de plus en plus conscients.
L'enfant a une conscience limitée du monde qui l'entoure, le sage - ou le vrai philosophe si vous préférez - une conscience illimitée. Une conscience, pas un savoir.
Chaque matière "scolaire" vous invite à travailler votre conscience du monde, à affiner votre regard, à construire une nouvelle écoute.
La physique vous invite à observer la concrétitude du monde pour accéder par sauts à une abstraction qui vous permettra en retour de mieux comprendre (dont un des sens est prendre avec soi) cette réalité.
Et le "français" ?...
Ne vous invite-t-il pas à découvrir avec toujours plus de finesse et d'exactitude, et donc de potentielle maîtrise, la façon dont ces sons ou ces lettres écrites, qui ont du sens, je veux dire les mots, influent votre pensée, votre affect, votre ressenti.
De la même façon que les peintres recherchent l'effet produit par l'association de deux couleurs, les poètes, par exemple, s'interrogent sur le ressenti provoqué ou suscité par des mots mis ensemble.
Les grammairiens, les linguistes recherchent le ressort des mots : par exemple pourquoi et en quoi si je modifie l'ordre nom - adjectif je produis tel effet chez le locuteur ou le lecteur : un grand homme, un homme grand... un petit chien, un chien petit...
La littérature et les "gens de lettre" pensent sur le pouvoir évocatif des mots, des phrases, la description du réel par la langue, les idées produites par un idiome...
Tous les liens entre la langue et le réel, voilà le champ de conscience qu'étudie le domaine littéraire.

Ouvrez donc vos projets d'études, ne les enfermez pas dans des idées toutes faites, vous savez, les préjugés, ce que les grands noms de la littérature ont dans leur ensemble combattus.
Poursuivez, élargissez, intensifiez votre étude.
Vous découvrirez que la Vie est infiniment plus riche que la meilleure description que l'on puisse en faire.
Lisez donc ce qui fut écrit au bout d'une plume et prenez enfin votre envol vers la plus noble destination : le meilleur de vous-même, le cœur de votre être.
Bon voyage.

Frédéric Rava-Reny

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 11:00

Voici un exemple de balayage d'entrée sur le concept "raisin".

Entrée 1 : on montre de vrais raisins.
Entrée 2 : on donne la définition : le raisin est le fruit de la vigne. (cette définition contient également un lien logique de sériation)
Entrée 3 : on peut faire du vin avec le raisin : lien logique de sériation
Sériation spatio-temporelle :
- état initial : raisin
- transformation : vinification
- état final : vin
Entrée 4 : Les raisins de la colère, de John Steinbeck

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Published by gestionmentale.org - dans Balayage Paramètres Perception
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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 11:00

On peut comprendre la répugnance à exécuter une vivisection ou même une dissection.

On comprend moins la répugnance à l'égard des démonstrations mathématiques. Pourtant, c'est la même activité, mais sur des champs différents.

L'une s'exerce sur quelque chose de concret, l'autre sur quelque chose de conventionnel.

Le mot même de démonstration relève de la même famille que monstre ou monstrueux. Un monstre, étymologiquement, est quelque chose qui apparaît pour montrer, monstrer, que quelque chose d'anormal se produit. Par exemple, le poisson à trois yeux des Simpson, véritable monstre, montre vraiment le souci de fuites radioactives de la centrale nucléaire. Il y a donc quelque chose de contraire à la nature dans la démonstration.

Pourquoi donc ? C'est que de la même façon que la dissection travaille sur un cadavre, la démonstration en montrant le mécanisme fait perdre le prestige de la chose mathématique, en lui enlevant comme quelque chose de vivant.

Un peu comme quand au lieu d'apprécier un dessin, on commence à en regarder les traits, la technique. Cela gâche le plaisir général, nous rend un peu tortue, mais rien n'empêche par la suite de redevenir aigle et de contempler comment ces détails s'agencent pour former cet ensemble qui nous apparaît alors plus clair.

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 10:59

Plus notre langage est précis, plus notre pouvoir augmente.
Lorsque nous demandons à quelqu'un d'accomplir une tâche, et que nous lui disons que "c'est facile", ne parlons-nous pas à sa place ?
Après tout, peut-être vivra-t-il cette tâche comme difficile...
Nous pourrions aller jusqu'à dire qu'en disant, à l'avance, "c'est facile", nous n'accueillons pas le vécu de l'autre.
Mais que voulons-nous dire par "c'est facile" ?...
Nous espérons souvent aider l'autre... et surtout lui dire que "c'est faisable".

De même, en tant qu'élève ou qu'apprenant, n'avons-nous pas tendance à confondre "difficile" et "infaisable" ?...
Un élève, de tout âge, soupirant "c'est difficile" peut parfois vouloir dire "c'est infaisable"... donc, à ne pas faire !
Et ne se risque pas à le faire.

Toujours plus de clarté dans le langage...
Tiens, en chinois, clarté s'écrit avec le caractère du soleil 日et de la lune 月 mis côte à côte 明... et cela veut aussi dire... compréhension.

Comme si le fait de se donner
des exemples (en pédagogie chinoise, exemples yang 阳)
et
des contre-exemples (en pédagogie chinoise, exemples inn 阴)
nous permettait de mieux voir le jeu d'ombre et de lumière et par contraste de mieux saisir ce qu'il y a à voir... ou à comprendre...

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 11:00

Dans les sociétés totalitaires, dictatoriales ou autoritaires, avoir peur peut sembler normal ou anormal.

Avoir peur dans un régime totalitaire semble anormal à ceux qui trouvent que d’une part ils n’ont rien à se reprocher, donc pourquoi s’inquiéter, et de quoi ?!, et que d’autre part, grâce à une main de fer, l’ordre règne (enfin). [1]
[...]

Avoir peur dans un régime totalitaire semble normal à ceux qui, plutôt que de se mettre en danger, préfèrent faire ce qu’ils croient être de petits sacrifices. Ils pratiquent une forme d’auto-censure. Ils n’osent plus faire ce qu’ils faisaient, reculant ainsi à petits pas. De peur de mourir ils refusent de vivre. [...]

Dans une société démocratique, pourquoi avoir peur ?
[...]
« La peur est l’écran que l’homme met entre lui et sa liberté. » [9]

Sans la peur, nous serions libre de devenir qui nous sommes. [...]

En pédagogie, quelle place peut avoir la peur ?... Là où règne la peur disparaît la réflexion au profit du réflexe, celui d’éviter le bâton et de saisir la carotte. La peur est le contraire de la liberté. Ceux qui utilisent la peur cherchent à nous dresser, et non à nous élever. Souvenons-nous en. Sans avoir peur d’oublier...

L'article complet est en accès libre à :http://www.gestionmentale.org/lire/article/la-peur-est-le-contraire-de-la

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 11:00

Pédagogique, pédagogie, mais que veulent dire ces mots à l'origine ?
Et si ce retour aux sources nous rappelait le premier souci de tout pédagogue
?

Les mots pédagogie, pédagogique se rapportent au mot pédagogue, d'origine grecque. Ce terme désignait l'esclave, ou le serviteur, qui accompagnait l'enfant et préservait son intégrité1. Le pédagogue le protégeait notamment des pédophiles, comme on les appelle aujourd'hui à tort. À tort car il ne s'agit pas d'amitié (philie) mais d'un rapport de domination donc de viol où l'enfant est rabaissé au statut d'objet. Ce retour aux sources délivre déjà une piste de lecture : il y a ceux qui servent l'enfant (comme sujet) et ceux qui s'en servent (comme objet). Suivons cette piste.

La pédagogie considère-t-elle elle aussi l'enfant comme un objet ? Non. La pédagogie promeut l'enfant comme sujet, le pédagogue établit l'enfant comme une personne dont elle préserve l'intégrité.
La suite à : http://gestionmentale.org/lire/article/aux-sources-des-mots-pedagogie

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Published by gestionmentale.org - dans Dialogue
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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 11:00

Pourquoi nous sentons-nous si bien lorsque nous arrivons à dire les choses avec exactitude ?

Les autres nous autorisent à être qui nous sommes.

Le langage, c'est les autres.

Arriver à dire les choses, c'est recevoir cette autorisation des autres à être nous-même.

Alors bonne année !

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Published by Frédéric Rava - dans Dialogue
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