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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 11:00

C'est l'histoire d'un petit garçon de 5 ans, en maternelle, qui vient me voir parce qu'il n'aime pas l'école.
Un jeune qui passe par les choses pour aller aux êtres.

Il découvre que son cerveau peut prendre des photos.
« Et là, tu as pris une photo ?... » « Oui, six ! Clic, clic, clic, clic, clic, clic. »

Mais prendre des photos ne suffit pas... Il s'en rend compte assez vite.
Comment les faire voyager dans le temps ces photos ?...
« Je lui dis aussi de ne pas me les manger ! »
Car ses évocations partent assez vite s'il ne donne pas un projet suffisant...
Mais, quand on a 5 ans, le cerveau ne comprend pas forcément très bien la négation... et puis dire de ne pas les manger, ça ne dit rien de précis sur ce qu'il doit faire...
Alors il essaie de préciser à quoi va servir les photos que son cerveau prend, en précisant où et quand.
Et ça marche mieux comme par enchantement...

Et puis si en plus on rajoute des mots sur les photos... là ça devient encore plus efficace...

Et puis que parfois on peut avoir les yeux plus gros que la tête.
« J'en ai pris 5 et ça ne rentre pas sur la photo. »
« Prends-en moins ! Combien ?... Un, deux... ? »
« Hum, jusque là : quatre. »
Et ça marche ;-)

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Published by Frédéric Rava
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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 10:27

Voici le balayage des entrées sur la notion de CONTRASTE par une collègue d'éducation musicale.
Chaque entrée cherche à solliciter un paramètre évocatif.

Entrée 1
Offrir des situations
- pour le goût : salé / sucré ;
- pour la vue : ombre / lumière ;
- pour l'ouïe : extraits de Carmina Burana.

Entrée 2
Donner la définition (contraire, opposition, effet de surprise).

Entrée 3
Établir un lien d'analogie en présentant le contraire du contraste (harmonie, équilibre, unité, ex. : Mozart)

Entrée 4
Montrer des extraits du film d'animation : Les noces funèbres, de Tim Burton

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Published by gestionmentale.org - dans Balayage Paramètres Musique
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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 10:00

C'est les vacances, je sors un vieil article des cartons... de 2009.

Une question revient lors des entretiens (ou en formation) : et maintenant, j'en fais quoi de ce que j'ai découvert sur moi ?
Comment je peux me servir de savoir que je me parle d'abord, que je vois ensuite et qu'enfin je crée une action en me parlant de nouveau ?...

Voici donc un exemple avec un compte-rendu d'une séance d'exploration.

• Cadrage
- Et vous venez pour quoi aujourd'hui ?...
- J'ai du mal à me motiver pour me mettre au travail.

• Synthèse des démarches mentales et pistes suivies ou à explorer

1) Je commence mon activité mentale en me parlant : saisie par évocation verbale.
Conséquences :
a) Quand je n'y arrive pas, me suis-je parlé ?...
Réponse : oui, il arrive que je commence par une image... et du coup j'en suis resté là.
b) Si je me suis parlé, me suis-je parlé des éléments pertinents ?
On peut en effet se tenir un discours intérieur sur des éléments qui ne permettent pas d'atteindre l'objectif : exemple, on va m'interroger sur les couleurs d'un tableau et j'ai compté le nombre de personnages.

2) Je poursuis mon activité mentale en visualisant : stabilisation par évocation visuelle.
L'image, concrète de préférence (P1), sert d'appui, et aussi d'y revenir en cas d'erreur.
Conséquences :
a) Lorsque je me suis parlé, ai-je prolongé mon évocation verbale par une évocation visuelle ?
b) Ai-je une évocation visuelle pertinente (reprend-elle les éléments pertinents du discours) ?

3) Je prolonge mon activité mentale en mettant en mouvement en me parlant : dynamisme par évocation verbale
Je fais une action.
Conséquences :
a) À partir de mon image, me suis-je parlé ?
b) Est-ce que mon discours me permet de mettre en mouvement l'image que j'ai ?

• Note générale sur la traduction visuelle du discours :
Vérifier que l'image correspond bien au mot qu'elle illustre, et permet de retrouver sans erreur l'information de départ.
Exemple : pour garder l'information "mandarine", l'image fabriquée peut se lire "mandarine" mais aussi "clémentine", d'où un risque d'erreur important. Pour éviter cet écueil, trouver une stratégie adaptée aux projets de chacun.
Parfois la prégnance de l'image visuelle va faire perdre de vue le son qui l'a créée, et des projets de sens dominants vont la renforcer.
Exemple : pour évoquer les mots "fleur" et "pâtisserie" que je dois redonner ensemble, j'évoque visuellement une pâtisserie (un éclair au chocolat) avec à côté un bonbon avec le dessin d'une fleur dessus? Ce bonbon a une couleur, violette, comme le nom d'une fleur. Et je n'aime pas les bonbons à la violette donc je me dis bonbon - pas bon.
Quand on me demande ce que j'ai gardé, je redonne : "pâtisserie/ bonbon" au lieu de "pâtisserie / fleur".
Pour me souvenir de pâtisserie à partir de l'éclair, je me suis dis sur l'image : l'éclair est une pâtisserie.
Pour bonbon, comme un objet concret a forcément une couleur, la couleur violette s'est imposée. Mais le motif de la fleur était trop petit.
Comme je comprends mieux par la différence (projet d'opposant), l'association bonbon - pas bon a renforcé l'information "bonbon" au détriment "violette" qui devait véhiculer l'information "fleur".

Comme quoi les erreurs sont signifiantes...

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Published by Frédéric Rava - dans Motivation Dialogue
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 10:00

Pour commencer une activité, intellectuelle ou corporelle, comme travailler un cours, je préconise toujours la "petite pratique de l'index" : cahier fermé, convoquer et accueillir les souvenirs.
Ensuite, soit mémorisation puis compréhension, soit compréhension puis mémorisation.
Enfin, anticipation des questions possibles, et des réponses.

Mais j'ai rencontré une personne pas très emballée à l'idée de repenser son cours avant de commencer.
Habituée à se lancer d'abord à corps perdu dans les exercices, ce recul introspectif l'a désenchantée.
Je lui ai proposé de faire alors ce que l'on fait souvent dans les activités musicales, ou artistiques : de faire des gammes.
A savoir de petits exercices, souvent les mêmes, visant des automatismes, dans la matière, pour mettre en train.
Puisque derrière l'activité cognitive semble reposer sur un mouvement, alors mettons ce mouvement en mouvement.
Pour les maths par exemple :
- s'il s'agit d'algèbre : de faire quelques multiplications à l'envers ;
- s'il s'agit de géométrie, de repasser les triangles ou autres quadrilatères en revue.
Pour l'anglais par exemple, ce pourra être les 30 règles fondamentales de Berland-Delépine (résumé de la grammaire anglaise avec exercices auto-correctifs).
Pour la physique, ce pourra être les acquis à mémoriser (5ème, 4ème...), ou des fiches d'exercices simples du style : si U = 3 V, I = 0,2 A alors R = ?...

Si vous connaissez des exercices de ce genre, je suis preneur pour toutes matières et tous niveaux.
Et si vous connaissez des personnes s'exerçant ainsi, je suis curieux de leur témoignage.

La suite du travail ?
Pensez à relier loi et exercices pour ceux qui commencent par les exercices.
Pensez à mémoriser sa compréhension pour les "comprenants", pour ensuite cherchez les nuances existant entre leur traduction du cours et son énoncé exact qui sera mémorisé au final (pour les "mémorisants", ce sera la démarche contraire).
Quant aux applications simples, penser au troisième secret, donc à tourner les choses dans tous les sens afin de leur donner de la souplesse, et la disponibilité qui leur manque souvent.

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Published by Frédéric Rava
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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 09:43

C'est l'histoire de quelqu'un qui est tellement compétitif, qui veut tellement gagner, qu'il n'ose pas se lancer dans la compétition, de peur de ne pas être le premier... Et ne pas être premier ne fait pas de sens, donc il reste sans mouvement, coincé avec son fort projet de compétitif...

Alors comment penser une telle situation ?...

Son projet de compétitif est-il une fin ?... Et il n'ose pas se le donner comme moyen ?...
Faudrait-il, suffirait-il qu'il soit un peu recordman, qu'il mette un projet de recordman comme moyen ?...

S'assurer l'échec, c'est déjà être maître de son échec... c'est affirmer son pouvoir créateur tout en se détruisant.
Quand j'échoue, au moins ai-je ce pouvoir de décision qui m'est refusé dans le succès.

Comment sortir d'une telle situation ?

On peut demander quels moyens ingénieux la personne met en place pour toujours échouer. Si le domaine de réussite est l'échec, interrogeons-le sur ce domaine de réussite.

On peut proposer une compétition dont on est sûr qu'il sortira vainqueur.

On peut à l'opposé lui proposer de devenir champion du monde. Car à trop se comparer aux autres, on peut comprendre que c'est une voie sans fin, les autres étant très nombreux.

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Published by Frédéric Rava
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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 10:00

Lu récemment au sujet d'un article sur les travaux d'Albert Bandura :

« Si l'on considère la capacité intellectuelle comme une aptitude innée, "toute tâche comportant un enjeu de réussite ou d'échec est perçue comme une menace. La mauvaise performance est interprétée comme étant la preuve que l'on n'est pas intelligent. " On privilégie alors les activités que l'on maitrise déjà, l'on renonce aux occasions de s'approprier de nouveaux savoirs et de nouvelles compétences. »

Encore une pièce à verser contre la théorie du don...

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 10:00

Voici une difficulté rencontrée par un adulte lors du protocole des 8 voyages. (on regarde la même image 8 fois avec un projet différent)

Au premier voyage, le projet est libre, spontané.
L'idée est que l'image est un buffet en self-service.
On prend ce qui nous fait plaisir, et le dialogue porte ensuite justement sur ce que nous avons pris.

Dans ce travail, où l'évocation est sollicitée, il y a un double obstacle qui apparaît aux adultes.
D'une part, il y a la quantité d'énergie que demande le travail évocatif. Mais ce n'est pas l'obstacle principal.
D'autre part, il y a la qualité de l'énergie apportée, qui est sans doute l'obstacle principal car cela bouscule la représentation que l'on a de nous-même, surtout quand on est adulte où on croit que l'on sait déjà tout, et où on peut être performant sur le plan culturel ou intellectuel (sans forcément l'être sur le plan évocatif).

Commencer le travail sur l'évocation, c'est accepter que l'on a besoin de le faire...
et ce n'est pas toujours évident.

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Published by Frédéric Rava - dans 8 voyages Compréhension Protocoles
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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 10:00

Connaissez-vous la technique du ni rouge ni vert ?

En voici un résumé :

1. On écrit de mémoire (de tête, donc sans aucune note écrite) tout ce que l'on sait du cours que l'on souhaite travailler, pour le retranscrire à l'identique.
2. On regarde ensuite le support écrit (son cours... mais ça peut le passage du livre que l'on souhaite apprendre par coeur... en réalité n'importe quel document papier, donc écrit ou graphique) afin de VMC : vérifier, modifier, compléter.
Tout ce qui manque est à compléter en vert, tout ce qui est incorrect est à corriger en rouge.
L'objectif est d'arriver à ni rouge ni vert.

Si vous souhaitez un peu plus de détails sur cette technique, inventée en 1992 par Béatrice Rougeron-Glickmann (qui intervient dans la formation de formateurs à Bordeaux) :
http://www.rava-reny.com/Auteur_Rava-Reny/rythme_memoire_applications.htm

et

http://www.rava-reny.com/Auteur_Rava-Reny/cahier_d_evocation.htm

Cette technique correspond à la grande pratique de l'annulaire dans la pratique des cinq doigts.


C'est simple... et terriblement efficace... si on pratique évidemment..
Car comme le disait SUN Lutang (1861 - 1932), grand maître des trois arts classiques chinois du poing (taïchi, bakua et xing yi) : « Le secret de la pratique réside dans la pratique. »

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Prochaines formations où ils restent encore des places :

- Découvrir sa gestion mentale, 27-28 octobre

- Accompagner les devoirs, 30 octobre

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Published by Frédéric Rava
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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 09:00

Une idée de pratique pour la classe.
À la fin du cours, on demande à un certain nombre d'élèves d'écrire une question sur le cours sur un petit papier.
On collecte les papiers dans une boîte.
Et le cours suivant on tire au sort une question.

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Published by Frédéric Rava
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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 10:00

Voici une toute petite histoire d'une élève de CM2.
Elle connaît par cœur la formule du périmètre du carré, le périmètre d'un carré c'est quatre fois le côté. Elle l'a mémorisée cette formule, peut-être trop même.
Du coup elle n'est plus attentive au carré dessiné sur le papier.
Elle ne peut rien voir d'autre que sa formule, bloquant ainsi toute progression.


Ici, l'imagination peut servir.
Pour mémoire, le projet du geste d'imagination est de créer du neuf par l'invention ou la découverte.
Qu'y aurait-il à découvrir ou à inventer dans la situation présente ?
Comment pourrais-je me servir de ce que je sais, de ce que j'ai mémorisé (périmètre carré = quatre fois côté) pour découvrir à nouveau cette formule (donc l'actualiser) ou inventer une façon de m'en servir ?...
Avec le vieux de la mémorisation, et le projet de créer du neuf de l'imagination, je peux être attentif à ce qui est actuel.
Imaginer peut donc équilibrer une mémorisation trop forte pour être attentif.

Une métaphore : la mémorisation est ici un arbre qui s'enracine trop dans la terre en la mangeant. On peut se servir du feu de l'imagination pour réguler la croissance du végétal : cela refait des cendres et nourrit la terre de l'attention.

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Published by Frédéric Rava
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