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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 17:00
Choisir un sport, c'est élargir sa famille

À l'occasion de la journée du patrimoine, le Bordeaux Etudiants Club BEC-Escrime, ouvre les portes de sa salle d'armes 53 rue Pauline Kergomard, à l'architecture insolite. Cela vaut le coup d’œil. Il y aura également, entre 10 h et 18 h, des démonstrations d'escrime.

De quoi voir si cette activité sportive vous convient. Et cela tombe bien, c'est le début de l'année scolaire.
De nombreux clubs sportifs proposent une journée porte ouverte, ou une activité de découverte. C'est l'occasion de découvrir ce qui pourrait nous permettre de rejoindre une famille de plus.

Pourquoi une famille de plus ?
C'est que nous appartenons à différents groupes, plus nombreux et plus vaste notre âge grandissant (enseignement du geste de compréhension avec la notion de double respect ou double allégeance). Pratiquer un sport, et pratiquer un sport à un bon niveau, c'est appartenir à une famille internationale. C'est la même chose pour les jeux à haut niveau : être un bon joueur d'échecs vous ouvre les portes de la grande famille des pratiquants par delà les frontières.

Et hormis les bénéfices en terme de santé physique, le sport nous aide aussi dans l'apprentissage et l'estime de soi. Comment ? C'est que nous allons forcément perdre. Et nous allons nous remettre. Nous nous relèverons et nous recommencerons. Jusqu'à la victoire, au moins sur notre croyance erronée en notre toute-puissance. Ainsi nous gagnons en confiance et en estime de soi. Et nous hésiterons moins à nous tromper, et comme l'erreur est indispensable pour apprendre, nous apprendrons mieux.

Alors n'hésitez plus, trouver un sport adapté pour vous ou votre enfant !

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 10:03

Au-delà de la synthèse : les quatre paramètres

Pour comprendre quelque chose, cela nous aide de savoir ce que c'est et ce que cela n'est pas, de disposer d'exemples et de contre-exemples. C'est le stade de la thèse et de l'antithèse.
Nous pouvons rester sur une vision binaire, dichotomique.
Le piège est de croire qu'il y a les gentils d'un côté et les méchants de l'autre, le bien et le mal, la vérité et le mensonge. Cela nous apporte certes un réconfort psychologique (nous sommes toujours du bon côté et nos ennemis du mauvais), un critère de choix face à l'action (car il faut faire ou s'abstenir, mais pas tergiverser), mais nous prive d'une subtilité utile face aux situations de l'existence.

Nous pouvons alors franchir une étape décisive dans notre évolution : élaborer une synthèse entre la thèse et l'antithèse, réaliser que le monde ne se résume pas à "blanc" ou "noir" mais qu'il y a des nuances. Nous faisons dialoguer le "oui" de la thèse et le "non" de l'antithèse pour faire émerger un "peut-être" de la synthèse : nous établissons ce qui se nomme une relation dialectique.

La dialectique permet de faire exister ensemble ce qui semble contradictoire. C'est une innovation majeure dans la pensée humaine.

Mais nous pouvons prolonger cette trilogie thèse-antithèse-synthèse par une tétralogie, illustrée en gestion mentale par les quatre paramètres (tétralogie, du grec -logie : parole qui apporte une information, et tétra : quatre).

Pour arriver d'un désaccord premier entre deux personnes, l'une défendant une thèse et l'autre son contraire, l'antithèse, à un accord, nous pouvons utiliser la synthèse qui montre dans quelles circonstances (où, quand...) chacune des positions des protagonistes est valable. Nous pouvons même aller au-delà de la synthèse pour arriver aux quatre paramètres.

Nous pouvons alors montrer que chaque personne appuie sa façon de voir le sujet sur :

- du concret (paramètre 1), qui peut s'illustrer de trois façons différentes ;
- ou une convention (paramètre 2), qui peut s'illustrer de deux façons différentes ;
- ou une logique (paramètre 3), qui peut s'illustrer de dix façons différentes ;

- ou une opération élaborée (paramètre 4, métaphore, humour, lien personnel), qui peut s'illustrer de trois façons différentes.

Il devient alors plus facile d'atteindre une harmonie des différents points de vues lorsque l'on comprend que chacun correspond à un point de vue (P1, P2, P3, P4) visible d'une porte différente (P1, P2, P3, P4) ouverte sur le monde.

Ces quatre paramètres sont une étape supplémentaire dans le cheminement qui part de la dualité thèse-antithèse et qui arrive à la trilogie thèse-antithèse-synthèse. L'étape suivante est la découverte des cinq gestes mentaux de base qui apporte des subtilités supplémentaires.

Ceux qui résument la "gestion mentale" à la dualité visuel-auditif ne sont donc même pas aller jusqu'au stade de la synthèse (une compétence pourtant exigée au niveau lycée...), n'ont rien compris aux paramètres ou aux gestes. Mais il faut bien qu'ils s'occupent...

Frédéric Rava

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 06:52

Pour répondre aux demandes des stagiaires d'une formation plus pratique et plus rapide que celles existant déjà, j'ai élaboré il y a des années la formation "Découvrir sa gestion mentale". Sur deux jours, chaque stagiaire explore comment être attentif, mémoriser et comprendre, et comment il peut renouer avec sa créativité avec des moyens simples accessibles à tous.

Les activités proposées permettent notamment de découvrir :

  • comment soutenir son niveau d'attention et de concentration,
  • ce que veulent dire les termes de "visuel" et de "auditif",
  • comment ils peuvent s'appliquer à chacun de nous,
  • comment nous pouvons éventuellement mettre du son dans nos images, ou ajouter des images à nos discours intérieurs,
  • si nous mémorisons de la même façon par les yeux ou les oreilles,
  • notre façon efficace de mémoriser,
  • une façon spontanée de comprendre,
  • pourquoi il est difficile d'apprendre et comment rendre cela plus facile.

Les deux jours de formation permettent aussi pour un coût raisonnable (100 euros) d'avoir une idée de ce que propose la gestion mentale, sans avoir besoin de faire une formation plus longue (et beaucoup plus onéreuse).

Ces deux jours peuvent se poursuivre par la formation "Connaître les bases de la pensée en mouvement"©, qui apporte avec la théorie un éclairage plus complet.

La formation de formateurs (mise en place depuis Bordeaux en 2014) permet aux futurs formateurs d'animer ces deux jours de formation.

Les prochaines formations "Découvrir sa gestion mentale" auront lieu

- à Bordeaux les 13 et 20 mars prochains ;

- en Émilie-Romagne les 15 et 16 avril prochains.

L'association IFeP les organise aussi sur demande partout en France, Belgique, Suisse et Italie, en français, anglais et italien.

Pour nous contacter : 06 05 29 43 05

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 10:00

Pour se faire comprendre, ou comprendre, on commence par dire ça se passe (en ville, à la campagne, dans quel pays, dans quel continent...), quand ça se passe (le jour ou la nuit, la saison, l'époque...).
Que voit-on ? On précise la couleur, la taille, la forme...
Qu'entend-on ? On précise le volume, le rythme...

On peut donc dresser un tableau à plusieurs colonnes, et avec des lignes indiquant les époques, les continents et disposer ainsi de renseignements qui nous aideront à comprendre un texte (ou se faire plus rapidement comprendre).

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Published by Frédéric Rava - dans Compréhension
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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 11:02

Mémoriser quelque chose, c'est se donner l'opportunité de le laisser murir en nous à la lumière de notre compréhension et de notre réflexion.

Mémoriser une image diffère de mémoriser un texte me dit le jeune Thomas.
Il expose ses idées.
L'image offre un ensemble immédiat, tandis qu'un texte s'offre au fur et à mesure.
Paradoxalement, à chaque regard de cet ensemble immédiat, on collecte des informations supplémentaires, des détails, de nouveaux objets de plus en plus fin. Comme si chaque contact avec l'image nous donnait un morceau du puzzle... et que nous avions à en collecter un très grand nombre.
Tout est donné dans l'espace et du coup nous le saisissons dans le temps.

Le texte lui est toujours le même. Très vite, nous l'avons en entier.
Et pourtant nous pouvons le lire et le relire.
Et nous verrons alors apparaître une trame, une structure, des liens invisibles de prime abord.
Ce ne sont pas des objets supplémentaires que nous collectons ou mettons en évidence, ce sont des relations.
Tout est donné dans le temps et du coup nous le saisissons dans l'espace.


Une fois ce petit prélude au sens de la mémorisation effectué, comment mémoriser un poème.
Thomas aime bien commencer par comprendre plutôt que mémoriser.
Comme c'est un pratiquant aguerri, je lui donne un poème difficile... parce que justement il est difficile à comprendre d'abord.
Après trois lectures... la compréhension est faible.
Nous ne pourrons donc nous appuyer dessus pour mémoriser.
Donc, que faire ?...
Simple, comme d'habitude, si c'est bloqué d'un côté, on essaie de l'autre (l'avantage en gestion mentale, c'est que l'on connaît les différents côtés !).
Alors, Thomas commence par mémoriser la première strophe.
En se donnant des images visuelles concrètes des mots. Et ça marche assez bien.
Sauf qu'au bout de la troisième strophe, ça commence à faire un peu trop d'images (à l'intérieur).
Alors, application du 2ème secret, on alterne, intérieur et extérieur.
En clair, Thomas dessine, pour lui, les images qu'il s'est données en évocation.
Effectivement, ça marche bien.
Quatre strophes en 10 minutes, pour un poème de Cocteau... c'est pas mal, surtout que Thomas pensait qu'il lui faudrait BEAUCOUP plus de temps.

En fait, nous avons parcouru le chemin inverse de l'écriture. De la parole, nous sommes passés à l'écriture alphabétique, et ensuite à la représentation imagée...

Et la compréhension dans tout ça ?...
Eh bien, comme par enchantement... une fois les premières strophes mémorisées, soudain Thomas s'exclame : « Mais ça veut dire ça ! »
En rendant la pensée plus dense avec la mémorisation, la compréhension s'est fait jour.

Double révélation donc, pour comprendre, on peut aussi commencer par mémoriser...

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Published by Frédéric Rava - dans MéMoRiSaTiOn Compréhension
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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 11:06

Dans un problème de physique, travaillé oralement, à la question "quand est-ce que c'est plus facile pour le porteur de faire ce travail ?", l'élève répond "au début, car il est moins fatigué !"...

La reformulation de la question "dans quelles circonstances est-ce plus facile ?" amènera une réponse plus conforme aux attentes de l'exercice (QUAND la force est perpendiculaire au déplacement...) ;-)

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 10:00

Voici une difficulté rencontrée par un adulte lors du protocole des 8 voyages. (on regarde la même image 8 fois avec un projet différent)

Au premier voyage, le projet est libre, spontané.
L'idée est que l'image est un buffet en self-service.
On prend ce qui nous fait plaisir, et le dialogue porte ensuite justement sur ce que nous avons pris.

Dans ce travail, où l'évocation est sollicitée, il y a un double obstacle qui apparaît aux adultes.
D'une part, il y a la quantité d'énergie que demande le travail évocatif. Mais ce n'est pas l'obstacle principal.
D'autre part, il y a la qualité de l'énergie apportée, qui est sans doute l'obstacle principal car cela bouscule la représentation que l'on a de nous-même, surtout quand on est adulte où on croit que l'on sait déjà tout, et où on peut être performant sur le plan culturel ou intellectuel (sans forcément l'être sur le plan évocatif).

Commencer le travail sur l'évocation, c'est accepter que l'on a besoin de le faire...
et ce n'est pas toujours évident.

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Published by Frédéric Rava - dans 8 voyages Compréhension Protocoles
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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 10:00

Je donne à lire à un jeune de 13 ans un texte illisible au premier abord.
- Ça n'a pas de sens.
- Qu'est-ce qui n'a pas de sens ?
- Ce texte ne veut rien dire !
- Ce texte ne veut rien dire ou tu n'arrives pas à trouver ce qu'il veut dire ?
- Non, il ne veut rien dire !

Il y a deux positions philosophiques.
Soit le monde existe en dehors de moi, il peut donc y avoir du sens qui m'échappe.
Soit le monde n'existe qu'à travers moi, et le sens qui s'y trouve vient forcément de moi.

En gestion mentale, nous considérons que le monde existe sans nous : il était là avant, il sera là après. Le monde n'est pas la projection de nos pensées.
Comprendre c'est donc aussi accepter que le monde existe, et que nous aussi !
Que nous avons à respecter le sens dont le monde est porteur (sans nous) et le sens dont nous sommes porteurs.

L'accompagnement s'est donc poursuivi jusqu'à opéré une mutation de "cela n'a pas de sens car je n'en trouve pas" à "cela a du sens et je ne le trouve pas".
Dans le premier cas, c'est du solipsisme (seul moi existe).
Dans le second cas, c'est une ouverture au monde.
Dans le premier cas de figure, la recherche s'arrête puisqu'il n'y a pas de sens.
Dans le second, la recherche s'ouvre.

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Published by Frédéric Rava-Reny - dans Réflexion Compréhension Dialogue
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