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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 09:00

Notre pensée est dynamique, elle effectue des gestes, qui sont tous une combinaison de cinq gestes mentaux de base.

Dans tout mouvement, il y a une alternance, c'est ce que Martinko va découvrir.
Jeune lycéen de 16 ans, attaquant au foot depuis 10 ans, à l'intelligence vive dont il se sert pour faire rire les autres (activité moyennement appréciée par ses enseignants...).
Martinko va explorer son attention avec les trois activités habituelles. Lorsqu'il utilise le protocole de séparation dans l'espace pour reproduire un schéma, il utilise spontanément une première alternance entre appui corporel et évocations visuelles. Lorsque la tâche devient plus ardue, il ajoute une seconde alternance avec les opérations élaborées. Il ne pensait pas que les alternances étaient nécessaires : ses évocations visuelles sont des évocations visuelles de visuel, il a un fonctionnement spatial très net, donc elles lui semblent spontanément suffisantes. Mais un seul motif est inexact dans sa reproduction, celui précisément pour lequel il n'a pas utilisé l'appui corporel, et dont il pensait que l'évocation visuelle suffisait.
Oui, il faut donc utiliser un appui corporel qui lui confère, comme il le dit lui-même, une sûreté.

Pourquoi est-il en difficulté à l'école interroge sa mère ?...
Serait-ce parce qu'il a besoin de bouger, aime être acteur ou metteur en scène, fait de l'humour, et que l'école propose d'être spectateur, de l'écrit plutôt que du concret, d'être assis, et une obéissance aux règles frôlant l'absurde, une rigueur confinant à la rigidité ?...
Oui, très certainement. Mais que faire ?
Nourrir ses besoins cognitifs à la maison, en dehors de l'école, et en classe, développer les évocations correspondantes...

*******************************************************************************************

Le concept d'alternance est montré et vécu :
- dans les entretiens individuels ou en stage jeunes lors de l'activité "Explorer son attention" ;
- dans les formations "Découvrir sa gestion mentale" et "Animer la classe en gestion mentale" et est régulièrement repris dans les formations suivantes.

 

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 10:00

Vous aimeriez lire davantage de témoignages de parents, d'enseignants ou d'autres professionnels formés en "gestion mentale" ?...
Vous aimeriez partager votre expérience, aussi modeste soit-elle, afin d'en faire profiter d'autres ?...
Nous avons pensé à vous !

En plus du millier de personnes formées dont vous faites peut-être partie et pour lesquelles nous avons créé ce blog et organisons les formations et autres événements réguliers, votre association IFeP anime un réseau d'une centaine d'enseignants en France et en Italie (sans oublier nos amis en République Tchèque, en Suisse, en Belgique, au Canada, aux USA, en Turquie, en Chine...).

Nous avons donc sans doute des petites expériences à partager...

Alors n'hésitez plus ! Envoyez-nous des articles !...

Comment publier des articles sur le blog ?... Huit ou neuf étapes

1. Envoyez-nous un mail via http://gestionmentale.net/contacts/ en nous demandant de participer au blog.

2. Attendez notre réponse ! (nous vous demanderons surtout votre parcours en "gestion mentale"... cela fait 18 ans que nous faisons de la "gestion mentale" donc pour certains d'entre vous, cela fait un moment que nous n'avons pas eu de vos nouvelles !...)

3. Créez un compte overblog : c'est gratuit !

4. Une fois votre compte overblog créé, envoyez-nous le mail que vous avez utilisé pour créer ce compte.

5. Nous vous inscrivons comme "contributeur". Vous pouvez alors écrire des articles. Comment ?... C'est la suite...

6. Connectez-vous à votre compte overblog. Choisissez, en haut à gauche, sur quel blog vous souhaitez écrire (gestionmentale.info).

6. Écrivez l'article.

7. Cliquez sur le bouton "Soumettre" (à droite)

8. Attendre une réponse de l'administrateur...

9. Si vous manquez d'humour (chose hélas très fréquente en "gestion mentale") ou avez une trop haute estime de vous-même (idem), et que malheureusement votre article n'est pas publié comme vous le souhaiteriez, envoyez-nous un mail d'insultes et dénoncez notre aveuglement et notre sectarisme sur votre page FaceBook, Twitter & Co (bien sûr ce point 9 est de l'humour... ou pas !)

 

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Published by Frédéric Rava - dans Dialogue Formations formateur
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 08:00

Accompagner les devoirs, ou comment passer de la corvée à un moment d'échanges ©, est le titre d'une de nos formations (la prochaine à Bordeaux dimanche prochain).
Cette journée offre clés en mains à la fois des recettes et un état d'esprit. Elle est le fruit d'un long travail de recherches de dizaines d'années de pratique. Elle illustre ce qu'est la "gestion mentale" ou la connaissance des gestes mentaux en conscience : une discipline entre le développement personnel (avec l'objectif de quiescence) et la méthodologie (avec des techniques efficaces pour s'adapter aux exigences scolaires puis sociales).
Dans cette journée, les parents trouveront à la fois des "recettes", utilisables de suite, et dont le succès est avéré, et aussi un état d'esprit qui transforme le temps des devoirs en un temps d'échanges, si précieux dans la vie familiale. Les enseignants et autres professionnels de l'éducation trouveront une méthodologie dont ils ignorent hélas souvent presque tout et aussi la possibilité de nouer de nouvelles relations avec leurs élèves ou les personnes qu'ils accompagnent.
Toutes les autres personnes intéressées par la "gestion mentale", comme les orthophonistes, les psy, les coachs non scolaires... trouveront en une journée l'essence du "dialogue pédagogique", LA technique centrale de la discipline.

Cette formation est aussi ouverte aux personnes ayant suivi notre formation de formateurs et praticiens, car ils peuvent l'animer après l'avoir suivi comme stagiaire puis animée sous supervision.
Notre objectif demeure toujours de promouvoir le plaisir d'apprendre, nous avons besoin de tous et de chacun !

Alors à bientôt dans nos formations...

(nous vous accueillons toujours au 06 05 29 43 05)

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 11:00

- Gestion mentale, vous avez dit "gestion mentale" ?
- Eh oui. Parfois on porte le nom qu'on a choisi pour vous...
- Comment ça ?
- Eh bien ce nom ne vient pas de nous, mais de l'éducation nationale.
- Ah bon ?
- Oui, nous parlions à l'origine de "geste mental", et pas de "gestion mentale".
- Comment ça ?
- Eh bien lorsque vous pensez, vous ressentez sans doute votre pensée comme étant en mouvement.
- En effet.
- Et, au moins à certains moments, vous pouvez diriger votre pensée, par exemple en pensant volontairement à quelque chose.
- Oui, bien sûr.
- Un mouvement dirigé, c'est un geste. Et comme c'est dans la tête, c'est un "geste mental".
- L'expression est de La Garanderie ?
- Oui, mais il l'a prise chez Alfred Binet, un grand explorateur de l'intelligence du début du vingtième siècle.
- Et qu'est-ce que ça change de savoir qu'il y a des gestes mentaux.
- On peut apprendre un geste physique, comme la marche, l'escalade, le jeu d'un instrument de musique, non ?
- Oui.
- C'est la même chose pour un geste mental.
- D'accord, mais un geste physique je vois ce que c'est, alors qu'un geste mental, c'est quoi en clair ?
- C'est par exemple être attentif, réfléchir, comprendre, mémoriser, imaginer, les cinq gestes de bases dont tous les autres dont des combinaisons.
- Donc on peut apprendre à mémoriser ?
- Oui, on peut dire ça comme ça, même si en fait vous savez déjà mémoriser : on va simplement amplifier le mouvement naturel de la pensée, l'accompagner, l'amplifier.
L'idée est de restaurer la mobilité de pensée.
- Et cela sert à quelque chose ?
- Oui, d'un point de vue pratiquer, à augmenter l'efficacité de sa mémoire, de sa compréhension, de son attention... par exemple.
D'une façon plus générale, cela permet aussi de contacter la quiescence.
- La quiescence ?... C'est quoi ?
- La quiescence est la qualité non-inquiète (quiet) de la conscience. Accomplir les gestes mentaux de façon déliée apporte un apaisement de la conscience.
- Comment cela est-il possible ?
- Ne pas savoir ce qui vous permet de réussir quelque chose, comme mémoriser, comprendre, réfléchir, imaginer, vous laisse à la merci de votre ignorance, d'où une certaine forme d'inquiétude en arrière-plan : aujourd'hui ça marche, mais demain ? Vous croyez que cela est due à une chance qui pourrait vous abandonner.
Savoir comment vous mémoriser, prêter attention, etc., vous permet de pouvoir le faire quand vous le souhaitez. Cela apporte une sécurité, donc une sérénité.
C'est une façon d'expliquer parmi d'autres.
- Parce qu'il y en a plusieurs ?
- Oui, il y a toujours plusieurs façons, c'est ce que nous montrons : la diversité des chemins.
- Combien y en a-t-il ?
- Si on devait les compter, on en trouverait des milliers, et plus encore !
- Hou la, cela a l'air compliqué alors.
- Oui et non. Avec dix chiffres, de zéro à neuf, on peut écrire des milliers de nombres, et avec les vingt-six lettres de l'alphabet, des milliers de mots. Ici, c'est pareil.
Le nombre d'éléments de base est limité : il y a les cinq gestes par exemple, mais leur combinaison est immense.
- Seulement cinq éléments de base alors ?
- Non, j'en ai trouvé 32.
- 32, mais combien de temps faut-il pour tout voir ?
- Déjà, dans les deux premiers jours de formation, "Découvrir sa gestion mentale", j'en montre dix. Les autres notions sont montrées par la suite.
- Ça c'est en formation, mais si on veut travailler seul, comme pour un élève au lycée, au collège... ?
- Pour les jeunes, il y a aussi des stages, en groupe, et quand on travaille en individuel, il y a des entretiens, comme pour les adultes d'ailleurs.
- Et en individuel, combien de temps ?
- Je peux montrer les 32 éléments de base en dix minutes, mais pour les expliquer, il faut un peu plus de temps. En général, six heures, la durée d'un bilan standard de gestion mentale, suffisent pour les montrer de façon opérationnelle.

Interview de Frédéric Rava-Reny

© Frédéric Rava, 2016 - Tous droits réservés

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 06:52

Pour répondre aux demandes des stagiaires d'une formation plus pratique et plus rapide que celles existant déjà, j'ai élaboré il y a des années la formation "Découvrir sa gestion mentale". Sur deux jours, chaque stagiaire explore comment être attentif, mémoriser et comprendre, et comment il peut renouer avec sa créativité avec des moyens simples accessibles à tous.

Les activités proposées permettent notamment de découvrir :

  • comment soutenir son niveau d'attention et de concentration,
  • ce que veulent dire les termes de "visuel" et de "auditif",
  • comment ils peuvent s'appliquer à chacun de nous,
  • comment nous pouvons éventuellement mettre du son dans nos images, ou ajouter des images à nos discours intérieurs,
  • si nous mémorisons de la même façon par les yeux ou les oreilles,
  • notre façon efficace de mémoriser,
  • une façon spontanée de comprendre,
  • pourquoi il est difficile d'apprendre et comment rendre cela plus facile.

Les deux jours de formation permettent aussi pour un coût raisonnable (100 euros) d'avoir une idée de ce que propose la gestion mentale, sans avoir besoin de faire une formation plus longue (et beaucoup plus onéreuse).

Ces deux jours peuvent se poursuivre par la formation "Connaître les bases de la pensée en mouvement"©, qui apporte avec la théorie un éclairage plus complet.

La formation de formateurs (mise en place depuis Bordeaux en 2014) permet aux futurs formateurs d'animer ces deux jours de formation.

Les prochaines formations "Découvrir sa gestion mentale" auront lieu

- à Bordeaux les 13 et 20 mars prochains ;

- en Émilie-Romagne les 15 et 16 avril prochains.

L'association IFeP les organise aussi sur demande partout en France, Belgique, Suisse et Italie, en français, anglais et italien.

Pour nous contacter : 06 05 29 43 05

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 12:48

Lors d'une récente formation de dialogue pédagogique appliqué, « Accompagner les devoirs », un stagiaire m'interroge : « Très bien, vous dîtes que l'élève n'écrit pas au prof en contrôle, mais dans la vraie vie, nous travaillons bien pour le patron, non ?... »

Alors, de la même façon qu'en contrôle on écrit pour soi, pour le prof et pour un semblable, nous travaillons pour nous, pour le patron et pour les clients ou les usagers.

Nous travaillons pour nous car nous serons les bénéficiaires de notre travail comme nous sommes les bénéficiaires de notre note en contrôle.

Nous travaillons pour le patron de la même façons que nous écrivons au prof en contrôle : cela n'est qu'une façon raccourcie de dire les choses. Le professeur est en réalité le correcteur, de même que le patron est l'employeur. Ces deux fonctions, prof ou patron, jaugent de la qualité de notre travail, mais ce n'est pas eux à qui ils s'adressent. Prof ou patron pensent aux intérêts du client ou de l'usager. Le patron se retrouve ainsi dans la même posture que le prof : comment la personne à qui est destinée notre travail (scolaire dans le cas du prof, non-scolaire dans le cas du patron) l'appréciera-t-elle ?

Nous travaillons donc pour des semblables, des personnes comme nous qui souhaitent bénéficier des biens ou des services que nous leur mettons à disposition.
Le professeur jauge notre capacité à partager notre savoir. L'employeur notre capacité à satisfaire le client ou l'usager. Si en tant qu'employé nos clients sont entièrement satisfaits de notre travail, il sera difficile au patron de le décrier.

Alors oui, il y a un cas de figure précis où la qualité de notre travail peut jouer en notre défaveur : c'est lorsque notre travail est trop bon par rapport à celui que fournit nos collègues (exemple : le mien face à mes collègues de gestion mentale... oui, c'est de l'humour... ou pas... tant pis pour ceux qui ont un faible P4 et les pisse-vinaigre). Pour garder une cohésion d'équipe, nous pouvons nous voir reprocher notre travail, pourtant excellent, voire nous faire virer car le contraste est trop important dans l'équipe. Malheureusement, un patron, c'est comme un prof, ce n'est pas forcément un bon communicant...

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 10:00

Que propose la formation Apprivoiser la grammaire ?

1. Tout d'abord de connaître les bases de la grammaire pour accompagner quelqu'un en français, comme des enfants de primaire ou des jeunes de collège ou lycée.

2. Ensuite, de développer sa clarté d'esprit, sa conscience ou sa logique. Pour utiliser des termes plus techniques, de voir comment la langue joue avec la polarité spatio-temporelle, jongle entre le pôle du nom et le pôle du verbe, explore les différentes possibilités pour ne jamais se laisser figer dans une description.

3. Enfin, d'augmenter sa collecte de renseignements sur le fonctionnement de l'autre et le sien. Lorsque deux personnes échangent à l'oral, lors d'un dialogue par exemple, il y a ce qui est dit avec les mots, et ce qui est dit avec le corps, l'intonation, la posture, mais aussi avec la construction grammaticale des phrases.

Ce qui est dit par les mots seuls, c'est le niveau verbal de la communication ou les signaux de forte intensité, que tout le monde peut noter.

Ce qui est dit à travers les détentes, tensions ou contractions musculaires, c'est le niveau non-verbal de la communication ou les signaux de faible intensité, que tout le monde ne voit pas mais que chacun ressent plus ou moins (on sent que l'on est en phase avec son interlocuteur ou non).

Ce qui est dit à travers les choix grammaticaux de la personne, correspond à un niveau intermédiaire entre verbal et non-verbal. Cela reflète la structure de pensée de la personne. Cette prise d'indices est très utile pour les niveaux avancés de pratique de dialogue pédagogique.

On peut donc trouver différents intérêts dans le suivi de cette formation.

À qui s'adresse-t-elle ?

À tous, parents, professionnels de la pédagogie ou de la communication, étudiants. Aucune connaissance de base n'est requise.

Qui l'a créée et pourquoi ?

Cette formation fait partie du travail de recherche de Frédéric Rava-Reny, formateur-chercheur en pédagogie. Elle répond à un besoin simple : comment faire acquérir le plus rapidement possible à quelqu'un les bases qui lui manquent ? Et aussi au besoin pour certains élèves d'apprendre plus vite, donc c'est aussi un programme d'enseignement accéléré, très utile aux enfants qui s'ennuient comme aux enfants précoces, ou tous les curieux d'une façon générale.

Quel coût ?

Pour rendre la formation accessible au plus grand nombre, IFeP la propose à 50 € par personne en 2015. Il y a aussi des tarifs de groupe (contactez nous !).

Où ?

N'importe où ! Cette formation a déjà été donnée à Bordeaux, Lyon, Paris, Marseille... Nous avons des formateurs agréés partout en France, et ils se déplacent ! Il suffit d'en faire la demande ou de se renseigner. Vous pouvez nous contacter au 06 05 29 43 05 pour en savoir davantage.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 11:00

Dans les sociétés totalitaires, dictatoriales ou autoritaires, avoir peur peut sembler normal ou anormal.

Avoir peur dans un régime totalitaire semble anormal à ceux qui trouvent que d’une part ils n’ont rien à se reprocher, donc pourquoi s’inquiéter, et de quoi ?!, et que d’autre part, grâce à une main de fer, l’ordre règne (enfin). [1]
[...]

Avoir peur dans un régime totalitaire semble normal à ceux qui, plutôt que de se mettre en danger, préfèrent faire ce qu’ils croient être de petits sacrifices. Ils pratiquent une forme d’auto-censure. Ils n’osent plus faire ce qu’ils faisaient, reculant ainsi à petits pas. De peur de mourir ils refusent de vivre. [...]

Dans une société démocratique, pourquoi avoir peur ?
[...]
« La peur est l’écran que l’homme met entre lui et sa liberté. » [9]

Sans la peur, nous serions libre de devenir qui nous sommes. [...]

En pédagogie, quelle place peut avoir la peur ?... Là où règne la peur disparaît la réflexion au profit du réflexe, celui d’éviter le bâton et de saisir la carotte. La peur est le contraire de la liberté. Ceux qui utilisent la peur cherchent à nous dresser, et non à nous élever. Souvenons-nous en. Sans avoir peur d’oublier...

L'article complet est en accès libre à :http://www.gestionmentale.org/lire/article/la-peur-est-le-contraire-de-la

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 11:00

La gestion mentale repose sur plusieurs postulats.
Un postulat est une proposition, sur laquelle on construit tout, mais dont on ne démontre rien (parfois parce que c’est indémontrable). On n’est donc pas obliger d’adhérer à un postulat, mais si on ne le fait pas, on fait autre chose, c’est-à-dire que l’on ne peut pas prétendre exercer une discipline qui s’appuie sur un postulat auquel on n’adhère pas. Et si on dit qu’on est dans telle discipline, c’est que l’on accepte les postulats qui la fondent.
Par exemple, le second postulat de la gestion mentale est de considérer l’apprentissage comme un besoin, et de là, comme c’est un besoin, que nous pouvons toujours apprendre, donc, que nous pouvons toujours réussir.
On a le droit de croire que certains enfants ne peuvent pas réussir (parce que par exemple ils seraient débiles), mais dans ce cas, on est en dehors de la gestion mentale. Comme je connais l’objection de certains sur ce point, je précise que la gestion mentale postule la potentialité pour chaque enfant de réussir mais est bien consciente hélas que tous n’en auront pas la possibilité (pour des raisons sociales, etc.).

Je présente maintenant une première liste de postulats pour revenir ensuite sur chaque point.

(la suite de cet article à : http://www.gestionmentale.org/accueil/article/comment-reconnaitre-la-gestion)

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Published by Frédéric Rava-Reny - dans Dialogue Formations formateur
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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 10:00

À l'heure où la formation de formateurs reprend enfin en France, voici un extrait de Liberté et relations humaines, ou l'inspiration non directive, d'André de Peretti, pour alimenter la réflexion sur cette problématique : cours ou formation en gestion mentale.

Il est extrait du chapitre "Pédagogie et formation d'adultes", pp.181-2.

« Il faudrait, avant tout, faire le bilan des visées que soutiennent en face des adultes en formation les éducateurs. Dumazedier remarque à cet égard (in Réflexions sur l'entraînement mental), que "trop souvent les éducateurs se lancent dans l'action sans connaissances sérieuses, ni en matière de sociologie culturelle, ni pour ce qui est de la psychologie de l'éducation des adultes. Ils obtiennent ainsi des succès partiels mais avancent à l'aveuglette. Deux illusions les guettent.
Les uns, victimes de leur juste attachement aux valeurs, s'imaginent qu'il suffit de donner des connaissances générales grâce à des 'méthodes actives' pour élever le niveau culturel de l'adulte. C'est l'illusion intellectualiste.
Les autres, victimes de leur juste souci d'efficacité, se persuadent qu'il suffit d'initier à des activités, à des techniques pour changer de façon réelle le comportement des 'élèves', c'est l'illusion techniciste. Une étude célèbre d'un sociologue industriel anglais, Frisby, sur les effets de telles pratiques dans le perfectionnement d'agents de maîtrise a montré que ces procédés n'étaient jamais complètement inutiles mais dans quatre-vingts pour cent des cas les résultats étaient décevants."

Illusion techniciste ou intellectualiste, méconnaissance des données sociologiques : ajoutons également la tendance anxieuse à se réfugier derrière des programmes et des doses excessives de connaissances à faire ingérer. Par derrière ces illusions ou tendances se pose le problème des intentions profondes. Pour quelles motivations réelles devient-on formateur ou éducateur ? Par désir de considération sociale ? Par refus de tâches objectives et de responsabilité administratives ? Par besoin de diriger autrui ? Par goût de servir la vérité ? Par volonté de puissance ? Par raison, ou par passion cachée ?

Par recherche d'une protection intellectualiste contre la vie ? Par vocation réformiste ou par conformisme ? Par liberté ou par fuite ? Par spontanéité créatrice, ou par convention ? Par amour désintéressé du prochain, ou par préférence des constructions rationnelles sur les personnes ? Pour quels clients, en définitive ? »

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Published by Frédéric Rava-Reny - dans Formations formateur Rogers
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