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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 07:00

Lorsque nous ignorons comment agir, nous avons peur. Et nous avons peur de manquer, puisque nous ne savons pas comment obtenir ce dont nous avons besoin. La peur engendre donc l'avidité. Et lorsque nous sommes avides, forcément nous consommons sans retenue et sans mesure, c'est donc du gaspillage.

La passivité engendre aussi les mêmes conséquences puisque nous n'agissons ni à l'endroit, ni au moment, ni de la façon dont il faudrait agir. Pour satisfaire nos besoins, l'action que nous ferons sera alors inadéquate et notre besoin inassouvie. Cherchant à le combler malgré notre manque d'adaptation, nous gaspillerons nos ressources ou celles dont nous avons besoin pour étancher la soif de nos besoins. Il y aura donc là aussi un gaspillage.

La pratique des gestes mentaux permet d'apprendre à agir correctement, elle nous aide à sortir de la torpeur de notre passivité. La peur se dissipe au fur et à mesure que la connaissance des gestes et l'entraînement progressent. Les besoins de la personne sont ainsi mieux pris en compte et mieux assouvis. L'avidité n'a donc plus de raison d'être, et le gaspillage s'estompe.

Nous contactons ainsi la quiescence, la qualité calme, non inquiète de la conscience.

Voilà pourquoi la pratique des gestes mentaux préserve les ressources naturelles et grâce à une action plus réfléchie promeut en même temps une économie plus productive.

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 11:00

- Gestion mentale, vous avez dit "gestion mentale" ?
- Eh oui. Parfois on porte le nom qu'on a choisi pour vous...
- Comment ça ?
- Eh bien ce nom ne vient pas de nous, mais de l'éducation nationale.
- Ah bon ?
- Oui, nous parlions à l'origine de "geste mental", et pas de "gestion mentale".
- Comment ça ?
- Eh bien lorsque vous pensez, vous ressentez sans doute votre pensée comme étant en mouvement.
- En effet.
- Et, au moins à certains moments, vous pouvez diriger votre pensée, par exemple en pensant volontairement à quelque chose.
- Oui, bien sûr.
- Un mouvement dirigé, c'est un geste. Et comme c'est dans la tête, c'est un "geste mental".
- L'expression est de La Garanderie ?
- Oui, mais il l'a prise chez Alfred Binet, un grand explorateur de l'intelligence du début du vingtième siècle.
- Et qu'est-ce que ça change de savoir qu'il y a des gestes mentaux.
- On peut apprendre un geste physique, comme la marche, l'escalade, le jeu d'un instrument de musique, non ?
- Oui.
- C'est la même chose pour un geste mental.
- D'accord, mais un geste physique je vois ce que c'est, alors qu'un geste mental, c'est quoi en clair ?
- C'est par exemple être attentif, réfléchir, comprendre, mémoriser, imaginer, les cinq gestes de bases dont tous les autres dont des combinaisons.
- Donc on peut apprendre à mémoriser ?
- Oui, on peut dire ça comme ça, même si en fait vous savez déjà mémoriser : on va simplement amplifier le mouvement naturel de la pensée, l'accompagner, l'amplifier.
L'idée est de restaurer la mobilité de pensée.
- Et cela sert à quelque chose ?
- Oui, d'un point de vue pratiquer, à augmenter l'efficacité de sa mémoire, de sa compréhension, de son attention... par exemple.
D'une façon plus générale, cela permet aussi de contacter la quiescence.
- La quiescence ?... C'est quoi ?
- La quiescence est la qualité non-inquiète (quiet) de la conscience. Accomplir les gestes mentaux de façon déliée apporte un apaisement de la conscience.
- Comment cela est-il possible ?
- Ne pas savoir ce qui vous permet de réussir quelque chose, comme mémoriser, comprendre, réfléchir, imaginer, vous laisse à la merci de votre ignorance, d'où une certaine forme d'inquiétude en arrière-plan : aujourd'hui ça marche, mais demain ? Vous croyez que cela est due à une chance qui pourrait vous abandonner.
Savoir comment vous mémoriser, prêter attention, etc., vous permet de pouvoir le faire quand vous le souhaitez. Cela apporte une sécurité, donc une sérénité.
C'est une façon d'expliquer parmi d'autres.
- Parce qu'il y en a plusieurs ?
- Oui, il y a toujours plusieurs façons, c'est ce que nous montrons : la diversité des chemins.
- Combien y en a-t-il ?
- Si on devait les compter, on en trouverait des milliers, et plus encore !
- Hou la, cela a l'air compliqué alors.
- Oui et non. Avec dix chiffres, de zéro à neuf, on peut écrire des milliers de nombres, et avec les vingt-six lettres de l'alphabet, des milliers de mots. Ici, c'est pareil.
Le nombre d'éléments de base est limité : il y a les cinq gestes par exemple, mais leur combinaison est immense.
- Seulement cinq éléments de base alors ?
- Non, j'en ai trouvé 32.
- 32, mais combien de temps faut-il pour tout voir ?
- Déjà, dans les deux premiers jours de formation, "Découvrir sa gestion mentale", j'en montre dix. Les autres notions sont montrées par la suite.
- Ça c'est en formation, mais si on veut travailler seul, comme pour un élève au lycée, au collège... ?
- Pour les jeunes, il y a aussi des stages, en groupe, et quand on travaille en individuel, il y a des entretiens, comme pour les adultes d'ailleurs.
- Et en individuel, combien de temps ?
- Je peux montrer les 32 éléments de base en dix minutes, mais pour les expliquer, il faut un peu plus de temps. En général, six heures, la durée d'un bilan standard de gestion mentale, suffisent pour les montrer de façon opérationnelle.

Interview de Frédéric Rava-Reny

© Frédéric Rava, 2016 - Tous droits réservés

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 10:03

Au-delà de la synthèse : les quatre paramètres

Pour comprendre quelque chose, cela nous aide de savoir ce que c'est et ce que cela n'est pas, de disposer d'exemples et de contre-exemples. C'est le stade de la thèse et de l'antithèse.
Nous pouvons rester sur une vision binaire, dichotomique.
Le piège est de croire qu'il y a les gentils d'un côté et les méchants de l'autre, le bien et le mal, la vérité et le mensonge. Cela nous apporte certes un réconfort psychologique (nous sommes toujours du bon côté et nos ennemis du mauvais), un critère de choix face à l'action (car il faut faire ou s'abstenir, mais pas tergiverser), mais nous prive d'une subtilité utile face aux situations de l'existence.

Nous pouvons alors franchir une étape décisive dans notre évolution : élaborer une synthèse entre la thèse et l'antithèse, réaliser que le monde ne se résume pas à "blanc" ou "noir" mais qu'il y a des nuances. Nous faisons dialoguer le "oui" de la thèse et le "non" de l'antithèse pour faire émerger un "peut-être" de la synthèse : nous établissons ce qui se nomme une relation dialectique.

La dialectique permet de faire exister ensemble ce qui semble contradictoire. C'est une innovation majeure dans la pensée humaine.

Mais nous pouvons prolonger cette trilogie thèse-antithèse-synthèse par une tétralogie, illustrée en gestion mentale par les quatre paramètres (tétralogie, du grec -logie : parole qui apporte une information, et tétra : quatre).

Pour arriver d'un désaccord premier entre deux personnes, l'une défendant une thèse et l'autre son contraire, l'antithèse, à un accord, nous pouvons utiliser la synthèse qui montre dans quelles circonstances (où, quand...) chacune des positions des protagonistes est valable. Nous pouvons même aller au-delà de la synthèse pour arriver aux quatre paramètres.

Nous pouvons alors montrer que chaque personne appuie sa façon de voir le sujet sur :

- du concret (paramètre 1), qui peut s'illustrer de trois façons différentes ;
- ou une convention (paramètre 2), qui peut s'illustrer de deux façons différentes ;
- ou une logique (paramètre 3), qui peut s'illustrer de dix façons différentes ;

- ou une opération élaborée (paramètre 4, métaphore, humour, lien personnel), qui peut s'illustrer de trois façons différentes.

Il devient alors plus facile d'atteindre une harmonie des différents points de vues lorsque l'on comprend que chacun correspond à un point de vue (P1, P2, P3, P4) visible d'une porte différente (P1, P2, P3, P4) ouverte sur le monde.

Ces quatre paramètres sont une étape supplémentaire dans le cheminement qui part de la dualité thèse-antithèse et qui arrive à la trilogie thèse-antithèse-synthèse. L'étape suivante est la découverte des cinq gestes mentaux de base qui apporte des subtilités supplémentaires.

Ceux qui résument la "gestion mentale" à la dualité visuel-auditif ne sont donc même pas aller jusqu'au stade de la synthèse (une compétence pourtant exigée au niveau lycée...), n'ont rien compris aux paramètres ou aux gestes. Mais il faut bien qu'ils s'occupent...

Frédéric Rava

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