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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 08:00

Comment se servir de ce que nous connaissons sur la pensée en mouvement pour apprendre du vocabulaire, nécessaire dans l'exercice d'une langue ?...

Une façon est d'utiliser les quatre portes P1, P2, P3, P4 pour chaque mot.

Une façon d'utiliser P1 est de disposer d'exemples de phrases avec le mot.

Une façon d'utiliser P2 est de connaître la traduction ou la définition du mot.

Une façon d'utiliser P3 est de savoir son étymologie.

Une façon d'utiliser P4 est de nuancer le mot avec ses synonymes.

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Published by Frédéric RAVA - dans Langues Paramètres P1 P2 P3 P4
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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 07:00

Respecter les règles, quand on est créatif, c'est compliqué. Pourquoi ? Parce que créer, c'est créer du neuf, et pour cela il faut briser le vieux que représente les règles.
Pas forcément en les détournant, mais au moins en les prolongeant ou en les combinant avec d'autres éléments.
Mais rester dans les clous, quelle plaie !
Alors comment peut-on faciliter l'assimilation des règles, nécessaires à toute vie en groupe ?
Une façon de procéder est de faire jouer la créativité.
Comment ? En proposant de découvrir ou d'inventer les raisons de la loi.
Par exemple, en posant la question :
« D'après toi, pourquoi a-t-on fait cette règle ? »
ou
« D'après toi, quelle situation a bien pu nous obliger à adopter ce règlement ? »
Nous pouvons aussi faire jouer le détournement :
« D'après toi, que se passerait-il si on ne respectait pas cette loi ? »
Un point essentiel est de demander à l'autre son point de vue par cette formulation :
« D'après toi... »
afin de ne pas laisser la loi comme étrangère, de la familiariser en trouvant des situations à créer avec.

 

Pour ceux qui veulent avoir un éclairage technique...
Le geste d'imagination brise la règle, du P2, pour créer du neuf, du P4, tandis que le geste de réflexion la respecte en s'appuyant sur du P2. Ces deux gestes sont antagonistes, d'où la difficulté des personnes qui affectionnent l'imagination à suivre lois et règlements (P2). Au lieu de laisser ces deux gestes s'affronter, nous pouvons les faire travailler ensemble afin de forger une loi (P2) éclairée par les lueurs de la créativité. Nous allons utiliser :
- l'une ou les deux modalités de l'imagination : la découverte, modalité réceptive, ou l'invention, modalité active ;
- la thèse du P4, l'antithèse du P4 et/ou la synthèse du P4 ;
- la technique du dialogue pédagogique avec l'invite « D'après toi... »

 

Pour ceux qui veulent savoir quand ces notions sont traités en formation
Les deux modalités de l'imagination sont vus dans les formations suivantes : « Connaître les gestes mentaux de base » (GM5), « Animer la classe en gestion mentale »(ANI) ;
Les trois aspects du P4 sont vus : dans les mêmes formations que précédemment pour les nouvelles sessions, et pour les anciens stagiaires dans les journées d'harmonisation (HAR), « Pratiquer le dialogue » (PRA)...
La technique du dialogue pédagogique est vu pour les parents dans la formation « Accompagner les devoirs » (ACC), pour les enseignants dans « Animer la classe » (ANI), pour tous dans « Animer les dialogue pédagogique » (ADP).

 

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 09:00

Pourquoi ne pas écrire comme on parle ? À quoi sert donc la ponctuation, ou plus généralement la typographie ? À quoi bon ces virgules, ces points-virgules, ces tirets ? Ne serait-on pas plus efficace sans tout cet héritage un peu poussiéreux ?...

Bien sûr, il y a les raisons avancées par les enseignants de langues : ajouter de la précision, éviter des confusions, avec parfois des anecdotes (P1) où parfois certains perdent la vie faute d'une virgule bien placée.

Mais si nous cherchons un sens plus général, nous pouvons trouver d'autres raisons utiles à la typographie. Elle sert à distinguer la langue écrite de la langue orale. Et alors, est-ce utile ? Confondre les deux, c'est comme confondre la peinture et la musique, mais surtout confondre le permanent et l'éphémère. Si nous prenons quelque chose de durable pour quelque chose de jetable, nous allons le jeter au lieu de le garder : nous allons donc gaspiller.

Pire. Confondre quelque chose d'éphémère avec quelque chose de permanent nous rend capricieux. Pourquoi ? Parce que nous croyons que les personnes ou les choses doivent être en permanence à notre disposition, toujours prêtes pour nous, alors que cela n'est vrai que dans un temps précis.

En nous aidant à dissocier la langue écrite de la langue orale, en établissant une distinction entre la façon d'écrire les choses et la façon de les dire, la typographie nous invite à distinguer l'immobilité (de l'écriture) de la mobilité (de la parole), à dynamiser la pensée. Nous vivions la ponctuation comme un héritage scolaire alors que malgré ses vieux habits, elle nous invite à un renouvellement perpétuel par le jeu de l'alternance entre écrit et oral (je dis cela mais j'écris comme ceci).
À y regarder de plus près, ce n'est pas cet héritage qui est poussiéreux, c'était notre esprit engourdi que nous avions privé de mouvement.

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 08:30

Mon enfant marche à l'affectif. Et si c'était quelque chose de mieux ?...

« Mon enfant marche à l'affect. Quand il a des profs qu'il aime bien / qui l'aiment bien, il n'y a aucune difficulté. » Suffirait-il d'aimer ses profs pour réussir à apprendre ?... Suffirait-il à être gentil avec ses élèves pour les voir réussir ?... Nous avons tous des raisons d'en douter.

Avec un peu d'expérience, nous nous rendons compte qu'il ne suffit pas d'aimer les gens pour faire leur bonheur. Sinon, la voie vers l'enfer ne serait pas pavée de bonnes intentions.

Avec un peu de connaissance, nous nous rendons compte également que si la composante affective existe en nous, elle n'est pas la seule...

Pourtant nous observons bien qu'un climat chaleureux est propice à l'apprentissage. Que de nombreux élèves progressent, parfois de façon remarquable, avec des enseignants accueillants, tandis que d'autres élèves, parfois les mêmes, régressent, de façon spectaculaire, avec d"autres enseignants, souvent qualifiés de "rigides, "froids", "tranchants"... Pourtant ces enseignants font leur travail : ils illustrent l'importance de la rigueur, des connaissances acquises, du par cœur... Mais, fait étrange, plus un enseignant préconise le par cœur, plus il risque d'apparaître comme un enseignant sans cœur...

D'aucuns pourraient dire que l'objectif du cours n'est pas d'être aimé de ses élèves ; ils ont raison. Être aimé de ses élèves n'est pas un effet recherché, c'est un effet induit, un bonus si vous préférez. C'est une conséquence annexe d'une pratique pédagogique, pas son but principal (qui demeure la réussite de tous les élèves, à savoir la possibilité de progresser en toute conscience).

Si nous restons au niveau des explications affectives, nous ne sortirons pas de ce fait : un élève travaillera davantage dans une matière où il aime son prof que dans une matière où il n'aime pas son prof. Alors cherchons ailleurs un éclaircissement, pour nous, au niveau cognitif.

Partons de notre expérience : spontanément, nous préférons ce que nous comprenons à ce que nous ne comprenons pas. Traduit en terme de gestion mentale, cela pourrait donner, j'aime mieux ce que j'arrive à évoquer que ce que je n'arrive pas à évoquer. J'apprécierai ainsi davantage un enseignant qui me permet d'évoquer qu'un enseignant qui ne me le permet pas. Ainsi, quand un parent dit : « Mon enfant aime ce prof. » cela pourrait se traduire par « Cet enseignant permet à mon enfant d'intérioriser ce qu'il doit savoir, cela lui permet de réussir ou de sentir qu'il progresse, en conséquence, il apprécie ce professeur. »

Dit comme ça, cela semble facile. Comme on connaît l'existence des images mentales visuelles et auditives depuis le milieu du XIXe siècle (oui, dix-neuvième siècle !), de très nombreux professeurs devraient réussir à aider les élèves à apprendre en leur donnant à voir et à entendre. Or, ils le font déjà. Et ça ne marche pas.

Aurait-on oublié quelque chose ?...
Peut-être la même chose que nous avons oublié dans Les profils pédagogiques, l'ouvrage fondateur de la "gestion mentale" publié en 1980 par Antoine de La Garanderie.
Quoi donc ?
La notion d'évocation ? Certes, cette notion fonde et caractérise cette discipline nouvelle, nommée "gestion mentale" par l'Éducation nationale. Mais elle prolonge et se distingue de la notion "d'image mentale", avec laquelle elle fut confondue : on redonna ainsi aux élèves du visuel et de l'auditif avec le même constat que celui de la fin du dix-neuvième, cela ne marche pas.
Alors quoi ?
La notion de paramètres. En formation, j'appelle aussi les paramètres des portes, des palais, des pattes, des ports... selon l'usage recherché. La Garanderie montre l'existence de quatre paramètres, notés P1, P2, P3, P4.
Ce sont les quatre références de base que nous pouvons donner à toute pensée. Une pensée peut relever du concret (P1), d'une convention (P2), d'opérations complexes comme la logique (P3), d'opérations élaborées comme les liens personnels, la métaphore, l'humour (P4).

Pour apprendre, nous avons besoin de ces quatre paramètres.
Lorsqu'un enseignant, ou n'importe quelle personne, nous permet de penser en utilisant ces quatre paramètres, nous pouvons tout faire, et cela nous donne un sentiment de gratitude envers cette personne.

Un "prof que j'aime bien" me permet en tant qu'élève de :
1. penser à des choses concrètes, des personnes, des choses, des situations de la vie ;
2. penser à des choses conventionnelles comme des définitions, des mots, des nombres ;
3. faire des opérations complexes avec ma pensée ou mon corps : de la logique, des relations de cause à effet, des relations d'appartenance, des comparaisons logiques, analogiques, étymologique... ;
4. faire des opérations élaborées comme des liens personnels (prolongements, détournements, agencement...), des métaphores, de l'humour...

Comme je peux utiliser n'importe quel domaine de ma pensée voire tous, je peux progresser quelle que soit ma façon de faire... Du coup, j'aime ce prof ! Ou il m'aime bien.

Si par contre dans un cours je ne peux que faire du par cœur, je suis obligé de n'utiliser que du P2, quelque chose de conventionnel, qui privé de sens devient arbitraire. Je me coupe des trois autres palais de la pensée (P1, P3, P4).

Quand je peux utiliser chacune des quatre portes, je peux être attentif en P1, en P2, en P3, en P4... donc une puissance d'attention quadruplée ! Je peux mémoriser en P1, en P2, en P3, en P4... donc mémoriser quatre fois plus ! Je peux comprendre en P1, en P2, en P3, en P4... donc comprendre quatre fois mieux ! Je peux réfléchir en P1, en P2, en P3, en P4... donc réfléchir de façon quatre fois plus utile ! Je peux imaginer en P1, en P2, en P3, en P4... donc imaginer de façon quatre fois plus créative !...

Et cela, ce n'est que la façon de base... car je montre en formation comment rediviser les paramètres en deux ce qui donne 8 possibilités, et aussi encore d'une autre façon qui aboutit à 18 possibilités... De quoi rendre l'enseignement tellement attrayant... D'où l'affect décrit par les parents...

À quoi sert ce détour par les paramètres ?...
Si nous restons sur l'explication affective qu'un élève travaille parce qu'il aime son prof, pour améliorer l'enseignement, cela rend les choses difficiles ou infaisables.
Si nous cherchons au niveau cognitif, nous pouvons trouver, comme nous venons d'essayer de le montrer, que lorsqu'un professeur permet à l'élève de penser librement, le plaisir d'apprendre est présent. Et comment peut-il le faire ? En utilisant, par exemple, les quatre portes de la pensée (par exemple car il y a encore d'autres possibilités de base avec l'objectif, les deux présentations, les trois postures, les cinq gestes, les six modes d'expression et les sept niveaux de l'échelle de compréhension). La différence avec l'explication affective, c'est que nous pouvons présenter ou travailler un cours avec ces quatre portes. L'expérience est donc reproductible, pour la plus grande joie des élèves, de leurs parents et des enseignants.

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En résumé, si nous observons ce qu'est un enseignant apprécié de ses élèves, nous trouvons très souvent une personne qui permet aux apprenants d'évoquer dans n'importe lequel des quatre paramètres ou portes de la pensée (concret, conventionnel, opérations complexes, opérations élaborées). Cette liberté de pensée nourrit le plaisir d'apprendre. En ne s'adressant qu'à une seule porte sur quatre, très souvent P2, le conventionnel, le par cœur ou les définitions, nous coupons les élèves d'un accès au savoir. C'est dommage pour eux et pour la société entière, à savoir nous tous. En utilisant les quatre portes de la pensée, sachons retrouver les quatre prospérités : celle du concret (P1), de la convention (P2), de la logique (P3) et de l'humour (P4) !

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Published by Frédéric Rava - dans Paramètres P1 P2 P3 P4 Affect Émotions ennui
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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 11:00

- Vous comprenez (docteur), on vous l'amène notre gamin parce qu'il ne nous écoute point.
- Vous savez ce que c'est, avec ses propres enfants, c'est toujours plus dur...

Pourquoi faire appel à quelqu'un d'autre, fût-il spécialiste en pédagogie, pour nos propres enfants ? D'autant plus que ce qu'il dit, nous le disons souvent aussi à nos enfants.

Petit retour en arrière, pour avoir un éclairage pédagogique quelque peu différent de la dimension affective habituelle.
Selon l'un des postulats de la "gestion mentale" (le nom donnée par l'éducation nationale à la pédagogie des gestes mentaux), l'Homme serait un être de sens. En clair ? Nous n'aimons ni l'absurde ni l'arbitraire. Nous avons besoin de croire qu'il y a du sens dans ce que nous faisons ou dans ce que nous vivons, ou bien de trouver ce sens, de l'inventer ou de le découvrir. Nous rejetons l'arbitraire, le "c'est comme ça et puis c'est tout", la raison du plus fort... Nous aimons la justice, celle qui fait sens, nous condamnons les injustices.

Et cela depuis fort longtemps. Enfant, nous cherchions déjà le sens de nos actes, de nos mouvements, de notre entourage, de notre environnement. Nos parents autorisaient certaines choses et en interdisaient d'autres, selon notre âge, notre capacité de compréhension, nos actions. Au fil du temps, certaines choses interdites ne le furent plus : en grandissant, il y a du changement. (Et là soudain je me dis que c'est peut-être pour ça que le grand ne fait toujours pas sa lessive, il est peut-être resté au stade où les produits ménagers sont interdits ! Je lui demanderai tiens !)

Au fur et à mesure de la croissance de l'enfant, nous le laissons faire de plus en plus de choses. Et nous pouvons lui expliquer... ou non (Désolé, le "Tu es grand maintenant !" est un peu court versant explications... mais cela peut très bien faire l'affaire !)
Et sur ce qui est vraiment dangereux, nous ne céderons jamais. (Oui mon chéri, comme c'est la millième fois que tu me le demandes, mets les doigts dans la prise !) Et peut-être un jour notre enfant comprendra que telle règle n'était pas le fruit de notre bon-vouloir mais bien la prise en compte d'une réalité avec ses dangers.

Sauf que, concernant l'apprentissage, comment être attentif, mémoriser, réfléchir, comprendre, imaginer, comment vérifier que ce que dit le parent est bien la réalité et pas juste l'expression de son bon vouloir ?... C'est là qu'aller voir Môssieur l'Expert (ou Madame l'ex-mère ?) apporte une touche d'objectivité. Et donc un peu plus de sérénité dans les relations parents-enfants.

D'où aussi l'intérêt de connaître sa gestion mentale, pour mieux s'accepter et se faire accepter des autres (surtout de ses proches !) : si vous ne savez pas quoi faire les dimanches 13 et 20 mars, venez vivre cette formation unique "Découvrir sa gestion mentale" (appelez-nous au 06 05 29 43 05). Pour votre enfant, un entretien individuel ou un stage jeunes avec des pros feront l'affaire...

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Published by Frédéric Rava - dans parents P2 postulats
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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 11:00

Pour nos lecteurs italiens, voici un lien entre les quatre paramètres (portes, palais, ports...) de la gestion mentale, et les quatre sens de l'écriture repris par Dante.

Lu dans Storia della lingua italiana, de Stefano Lanuzza (Newton, 1994, p.29) :

« Il Convivio teorizza quattro sensi della scrittura :
letterale, fissato alle parole;
allegorico, che nasconde la verità con una "bella menzogna";
morale o pedagogico;
anagogico o sovrasenso cioè metafisico. »

Dans le traité II du Convivio, Dante attribue quatre sens à l'écriture : littéral, allégorique, moral, anagogique.

Dante reprend une tradition plus ancienne.

Les quatre sens de l'écriture ont été repris du judaïsme dans le christianisme par Origène, un des Pères de l'Église, un homme, si vous me permettez l'expression, qui avait assez de courage pour se châtrer ; en effet, après avoir lu Matthieu 19:12 « il y a des eunuques qui se sont faits eux-mêmes eunuques pour le royaume des cieux », il décide d'appliquer à la lettre (P1) ce passage, il se fait eunuque. Par la suite, il comprendra que tous les passages de l'écriture ne doivent pas être pris au pied de la lettre (P1) mais peuvent coder (P2) d'autres enseignements en étant une allégorie. En prolongeant, en utilisant la logique (P3), on aboutit à un sens moral ou pédagogique, et si on prolonge encore, on arrive à une métaphore (P4) par-delà la physique ou la logique, le sens anagogique ou métaphysique.

Ces quatre sens de l'écriture seront repris dans le christianisme par Thomas d'Aquin, dont Antoine de La Garanderie fut un grand lecteurs.

La connaissance des quatre paramètres distingue les vrais connaisseurs de la "gestion mentale" des imposteurs, qui se sont arrêtés à une dichotomie entre "visuels" et "auditifs". Mais ceci est une autre histoire, peut-être pas à prendre au pied de la lettre.

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Published by Frédéric Rava - dans Paramètres P1 P2 P3 P4 anagogique ITALIANO
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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 14:18

Voici une piste de recherche (en gestion mentale) sur les TOC (troubles obsessionnels compulsifs).

Puisqu'ils peuvent se traduire par la répétition (abusive) d'un rituel, nous pouvons explorer la piste du P2 (paramètre 2 ou porte 2, etc.) qui représente la loi, la convention, la règle, et celle du geste de réflexion (où joue toujours une évocation qui a statut de référence).

Est-ce un P2 ou un geste de réflexion qui cherche à s'exprimer car il ne trouve pas de place ailleurs ? Déborde-t-il au contraire de sa place ? Est-il irrité par d'autres fonctionnements mentaux (paramètres, gestes...) ?...

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Published by Frédéric Rava-Reny - dans TOC P2 Réflexion
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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 10:00

Tout est possible,
rien n'est impossible.

Léonard de Vinci fut un grand inventeur.
On a écrit tout et n'importe quoi sur cet homme de la Renaissance italienne.
Par exemple qu'étant peu allé à l'école, il s'était autorisé à écrire de droite à gauche en miroir.
Sans savoir si cette raison est exacte (j'en doute), je trouve l'idée intéressante.

L'école en nous livrant des codes nous renseigne sur ce qui n'est pas permis, ce qui n'est pas autorisé, ce que l'on n'a pas le droit de faire, d'où ce qui est infaisable et ce qui est impossible. Glissement de sens de la convention sociale (ceci est permis ou non) vers l'impossibilité.

En gardant à l'esprit que tout est possible, nous gardons un grand pouvoir d'inventivité.
Si Léonard de Vinci avait bien écouté ses maîtres d'école, il aurait su que l'homme ne pouvait pas voler... et que ce n'était même pas la peine de chercher à voler.
Mais en gardant cette idée comme possible, il chercha à la réaliser (et y réussit... tout au moins si on réalise ses machines selon ses instructions, elles volent).

Et si Léonard avait tout réussi car il croyait tout possible ?...

Mais il ne s'est pas contenté de mener des rêveries sur ce qu'il est possible de faire. Il chercha également les moyens de rendre possible ses rêves.
Que fit-il ? Il étudia. Les lois.
Quelles lois ?
Celles des choses, de la nature, celles auxquelles on ne peut se soustraire mais dont on peut se servir en y obéissant (selon la citation d'un autre homme de la Renaissance, Francis Bacon).

Pour mieux dessiner, Léonard chercha donc la structure cachée des corps humains : l'anatomie.
Et disséqua donc des cadavres humains.
Mais cela n'était pas permis. Il allait donc étudier la nuit, dans le secret. Au risque de se faire arrêter... et condamner, peut-être à mort.
Sa profonde connaissance de l'anatomie lui permit de toujours mieux dessiner...

Léonard savait donc que si tout n'était pas permis par la société, tout était possible, et qu'un travail acharné permet de découvrir la nature secrète des choses.

© F.C. Rava-Reny, 10/05/2009

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Published by Frédéric Rava - dans IMAGINATION CRÉATRICE P2
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